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DiRT 5 : de la terre, du fun et des sensations

Salut les gamers ! Je sais que vous allez me détester. Mais je vous envoie cette petite carte pour vous parler de mon tour du monde avec Dirt 5  ! J’ai eu la chance de réaliser ce voyage magique à travers l’écran de mon PC au volant des improbables bolides proposés par Codemasters et KochMedia.

Sorti le 6 Novembre 2020 sur Steam, Playstation 4 et Xbox One. Dirt 5 est aussi un des titres du lancement de la nouvelle génération avec une arrivée le 10 novembre sur Xbox Series X/S et le 19 novembre sur Playstation 5.

Pour ceux qui ne connaissent pas cette série de jeux de course, il s’agit de la version arcade de Dirt Rally. Et bien plus. Car comme son nom l’indique, dans Dirt 5, votre voiture va goûter à toutes les terres du monde et manger beaucoup de saletés. Mais au lieu de faire de beaux discours, parlons de ce qui me fait sortir de ma retraite pour vous donner envie de reprendre le volant.

De l’ombre à la lumière, et au-delà

Le voyage offert à travers Dirt 5 est aussi bien un voyage autour du monde qu’un voyage au cœur de la compétition automobile.

Contrairement aux précédents épisodes, vous ne vous contentez pas de réussir des séries d’épreuves avec pour seul objectif d’être premier pour pouvoir acheter d’autres voitures. Ici, nous arrivons en tant que nouveau challenger inconnu écrasé par les deux superstars Alex Janicek aka ‘AJ’ et Bruno Durand.

Bien entendu, les 125 courses du mode carrière vous mèneront sur la route de ces deux stars. L’un deviendra votre mentor au sein de son académie et l’autre votre plus grand rival. Et comme toujours, il faudra montrer au monde entier que même les superstars peuvent perdre. Mais aussi en tirer des leçons.

Un voyage initiatique

Le plus grand point fort du jeu est la manière dont il a été construit et ses interactions avec les joueurs.

Le mode carrière est un mode à part entière mais il déborde aussi à travers l’intégralité du jeu. En effet, le jeu diffuse des extraits du podcast de Donut Media présenté par deux doubleurs iconiques du monde des jeux vidéo : Troy Baker (Joel / The Last of Us) et Nolan North (Nathan Drake / Uncharted). Ce podcast présente aussi bien les éléments qui composent le jeu (mode de jeu, style de conduite) que l’évolution de la rivalité entre les superstars.

Et ce qui est vraiment très fort, c’est qu’on prend vite goût aux interventions des présentateurs. On attend avec impatience les interviews post-course. Et on se sent presque fiers lorsque notre notoriété devient assez importante pour que l’on finisse par parler de nous.

Cette carrière est assez représentative de notre réalité. Pour passer de l’ombre à la lumière, il faut persévérer, patienter pour se faire un nom. Et lorsqu’on atteint les sommets, apprendre à rester humble et soi-même. Une belle réussite de l’équipe Codemasters.

Des objectifs sponsorisés

Une des autres atouts du mode carrière est la possibilité de sélectionner différents sponsors qui se débloquent au cours de notre carrière.

Chaque sponsor dispose de ses propres objectifs permettant de débloquer des stickers, peintures,etc, pour votre voiture. Mais surtout un meilleur salaire. Ainsi, en remportant des courses ou en réussissant les objectifs, on obtient des points de réputation auprès du sponsor dans le but d’atteindre le niveau 15 avec chacun d’entre eux.

Un petit défi complémentaire qui augmente fortement la re-jouabilité.

Le tour du monde en 10 étapes

À l’inverse, on ne va pas se mentir, le tour du monde promis par Dirt 5 est assez rapide. Le jeu propose 10 destinations pour un total de 70 circuits uniques répartis en 8 modes de jeu. Ce qui est bien, mais pas top.

Nous voyageons tout de même à travers le Népal, le Brésil, les États-Unis (Arizona et New-York), la Grèce, l’Italie, le Maroc, l’Afrique du sud, la Norvège et la Chine. Vu ainsi, on a l’impression que c’est peu.

Mais chaque destination présente des paysages vivants, détaillés et possédant une identité forte. Et même si nous sommes dans un jeu d’arcade, on ne peut qu’admirer l’effort porté sur la mise en avant des paysages dans les tracés des circuits.

DIRT norvege aurore boreale

Un changement de météo performant et perturbant

Une des marques de fabrique du principal concurrent de Dirt 5 est de proposer des changements de météo dynamiques et assez naturels. Ce concept a été repris par la quasi-totalité des grosses licences du jeu de course (dont Grid et sa pluie merveilleuse) en intégrant des épreuves au coucher du soleil ou le passage d’un temps clair à une pluie battante. Ce concept est ici poussé à son paroxysme.

Chaque tour de circuit propose un nouveau défi lié au changement de condition climatique qui sera effectué. À la fin de votre carrière, il ne sera plus étonnant de débuter une course sous un soleil battant d’après-midi pour finir en pleine nuit sous la pluie. En seulement trois tours et moins de six minutes…

Je n’arrive pas à savoir si c’est un point positif ou négatif. Donc je vous en laisserai seuls juges.

Des modes de jeu nombreux et variés

La force des titres de la série Dirt a toujours été de nous proposer des variantes plus ou moins nombreuses des modes de jeu. Dans Dirt 5, en dehors du Playground dont je parlerai après, nous disposons d’un total de 8 modes de jeu.

Nous retrouvons les classiques Rally raid, Land rush, Ultra cross ou Stampede. Des circuits sur terre ou goudron nous mettant au défi de garder la première place face à la fureur des concurrents. Mais aussi face au terrain qui ne vous fera aucun cadeau.

Le plus marquant fut le Gymkhana qui arriva dans Dirt 3 et fit repasser la licence au premier plan. Il est toujours présent. Et il nous offre une petite nouveauté : la variété des véhicules. Fini les petites citadines sur-boostées, vous devrez faire des donuts même avec des pick-up. Perturbant au début, la conduite arcade du jeu permet de relever rapidement le défi. Et c’est très bien.

Avec quelques nouveautés

Dirt 5 présente trois nouveaux types d’épreuves qui feront vibrer votre âme de pilote. Ces nouveaux modes sont réellement de bons compléments au jeu.

Le premier est des plus rafraîchissant et se nomme Ice Breaker. Il ne s’agit pas de traverser des blocs de glace comme pourrait le suggérer son nom. Il s’agit de l’adaptation d’une épreuve devenue mythique lors du trophée Andros : la course sur glace. Dans ces épreuves, il faut savoir jauger ses accélérations pour ne pas rester sur place. Mais surtout anticiper aussi bien les virages à venir que les adversaires pouvant aussi perdre le contrôle.

Le second type d’épreuve que j’ai beaucoup aimé est le Pathfinder. Cette fois, comme son nom l’indique, il faut trouver son chemin à travers des routes qui n’en sont pas et maîtriser son véhicule sur le bout des doigts. Les sorties de piste et tonneaux seront vos plus grandes peurs. La carte sera votre meilleure amie pour deviner la route à prendre sans vous tromper. Ou tout simplement pour savoir ce qui vous attend derrière la prochaine butte vertigineuse. Des circuits complexes, ultra-techniques et taillés pour ne laisser passer qu’un seul engin, et encore. Le type d’épreuve le plus stressant du jeu. Mais parvenir à maîtriser un parcours vous remplit d’une fierté insoupçonnée.

Plus ou moins accessibles

Le mode Sprint ferme la boucle des nouveautés. Et quand on parle de boucle, ces épreuves vous les feront haïr.

Des véhicules créés uniquement pour faire des boucles et ne possédant qu’une seule vitesse poussée par 900 chevaux. L’enfer des pilotes tels que moi. Technique, chance et doigté sont nécessaires pour terminer un tour sans manger le béton extérieur. 

S’il ne devait y avoir qu’un seul didacticiel, je supplierai à genoux que ce soit pour ce mode. Si vous découvrez comment piloter ces monstres, merci de me l’indiquer en commentaire.

Un enfer, pour ma part aucun podium, mais aussi un défi des plus attirant.

Duels de champions

En complément de ces nouveautés, lorsque vous aurez réussi un certain nombre de courses d’un type d’épreuve, il sera possible d’affronter le champion de la catégorie dans un duel Throwdown.

J’ai débloqué 13 épreuves complémentaires. Le défi n’est pas énorme si vous maîtrisez un minimum votre conduite. Mais le point plaisant est de récupérer le fond de carte du champion déchu. Un bon moyen de montrer à vos adversaires que vous n’êtes pas qu’un simple débutant.

Un terrain de jeu à construire

En dehors des épreuves classique, Dirt 5 tente de tirer son épingle du jeu en remettant en avant l’esprit de partage communautaire.

Le point le plus fort est l’apparition du mode Playground. Celui-ci vous propose de créer votre propre épreuve avec pour seules limites : la taille de votre zone de jeu et le nombre quasi illimité d’éléments à positionner. Répartis en trois types d’épreuves, l’objectif est toujours de créer ou de relever des défis.

Vous pourrez vous lâcher sur du Gate Crasher. Des épreuves de vitesse dans lesquelles le but est de passer un nombre variable de checkpoints le plus rapidement possible. Un mini Trackmania beaucoup plus difficile car vos bolides respectent un peu plus les lois de la gravité.

Si vous vous sentez nostalgiques de Dirt 3, vous pourrez créer vos propres terrains de Gymkhana et montrer que vous êtes encore le roi des donuts.

Et si vous aimez pousser les gens à bout, vous vous jetterez sur le Smash Attack. Il s’agit d’un mix des deux précédents modes. Le pilote doit collecter ou exploser des objets répartis sur le terrain et cela, le plus rapidement possible. Fun, tactique et un magnifique défi.

Ce qui m’a le plus plu avec ce Playground c’est qu’on retrouve ici un outil permettant de créer de manière simple des circuits, à la Moto Racer 2 ( je suis un trentenaire, je peux en parler). Et si vous avez une passion pour la torture des joueurs, vous pourrez facilement créer des épreuves complexes et variées.

J’ai réussi à créer des terrains assez cohérents à la manette et sans trop me prendre la tête. Ceci promet donc l’arrivée de créations de toute sorte et assez fun dans un avenir proche.

DIRT mode playground

Un mode party à découvrir

S’il y a un point qui a été frustrant pendant mon test, c’est le mode party. Non pas qu’il ne soit pas bien. Mais tout simplement que ma version beta ne permettait pas de l’activer alors que les boutons étaient présents à l’écran. Je vais me contenter de vous présenter ce qui est disponible sur le papier.

À n’importe quel moment, dans toutes les compétitions du mode Carrière qui mettent en scène plusieurs voitures sur un circuit, chaque joueur supplémentaire peut remplacer un pilote IA. Et, révolution : c’est la position du meilleur pilote qui est conservée pour le mode Carrière.

Cela veut dire que vous pouvez gagner plus de tampons, plus de bonus et de récompenses de la part des sponsors, grâce à vos amis. Et si ces gains ne comptent que pour le joueur qui héberge, chacun des joueurs participants gagne également de l’EXP et de l’argent sur son propre compte Dirt 5.

Un bon moyen de rendre le jeu accessible à tous. Aussi bien pour les débutants ou les joueurs plus expérimentés qui, comme moi, ne sont pas forcément doués dans tous les styles.

La bande-son idéale

À l’inverse du mode party, la bande sonore de Dirt 5 s’impose dès la vidéo de lancement et vous plonge dans la compétition. Se faire accueillir avec « My name is Thunder » de The Bloody Betroots vous met un punch d’enfer. Et cette musique correspond parfaitement à Dirt 5. Vibrante, intense et indémodable.

Et cette introduction n’est qu’une porte sur une soundtrack qui n’expose que des titres qui tâchent mais qu’on adore. Quand on lance une course avec du Wolfmother ou un titre de The Prodigy, on sait qu’on va s’amuser et qu’on va tout donner. Il faut dire qu’avec des titres comme « Accident waiting to happen » des Sea Girls ou « Drive me mad » de Tyler Bryant & the Shakedown, je ne vois pas comment être plus clair. J’ai tellement aimé cette soundtrack que je vous partage le lien Spotify ici.

De la terre, du fun, des sensations

Comme toujours, j’aimerai pouvoir vous donner plus d’éléments sur mon expérience Dirt 5. Mais il faut savoir s’arrêter après la ligne d’arrivée.

Codemasters et Kochmedia m’ont enfin permis de m’éclater avec ma RTX 2070 en proposant un jeu très beau et très propre. Il existe certainement des titres beaucoup plus beaux. Mais j’ai vraiment aimé cette expérience graphique qui s’est rapproché du plaisir rencontré avec GRID.

L’approche du mode carrière apporte une immersion complémentaire qui correspond parfaitement à l’ambiance arcade, fun et accessible qu’on recherche en jouant à un Dirt.

L’ajout du mode Playground pourrait rapidement passer comme un gadget. Mais ce mode de jeu a pour mérite d’apporter un moyen simple et accessible pour s’éclater et échanger. J’espère que la communauté saura en profiter.

Pour ma part, j’attends qu’une console de nouvelle génération débarque dans mon salon. J’aimerai pouvoir faire un comparatif avec la version Steam que j’ai testée. Et, si je suis prêt à mettre 70€ de plus pour rejouer au jeu, c’est que c’est un bon titre.

Jeu testé à partir d’une version Steam envoyée gracieusement par Koch Media.

4 commentaires pour “DiRT 5 : de la terre, du fun et des sensations

  1. Le retour haptique de la Dual Sense est juste dingue ! Impossible de contre-dire la manette !

Les commentaires sont fermés.

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