Illusion A Tale of the Mind Firma Studio Koch Media

Illusion : A Tale of the Mind, jeu de réflexion torturé ?

Salut les Kirbys ! Je suis de retour de mes vacances à la campagne. De mon côté je n’ai pas beaucoup écrit car je me suis reposée. Mais une plume talentueuse a travaillé pour vous régaler avec ce test de Illusion : A Tale Of The Mind. Qu’a pensé Cylek de ce jeu de réflexion sorti le 01/06/2018 sur PC, PS4 et XBox One ?

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Alors commençons par régler une question épineuse : oui, contrairement à ce que semble indiquer son titre Illusion : A Tale of the Mind est un jeu intégralement en français. Textes et voix incluses. 
– Felicitation! Vous venez de récupérer 36,3% de votre lectorat.

Esprit, illusion et un peu de réflexion

Jetons nous dans le jeu et tentons de découvrir ce que cache ce titre intriguant. On débute donc l’histoire avec Emma enchaînée à deux immenses masques blancs, ces masques que l’on retrouve souvent pour représenter des comédies théâtrales ou parfois des pantins diaboliques (Je vous ai parlé de mon amour pour Devil May Cry premier du nom ?).

Cette scène est-elle juste une petite mise en jambe pour cette tragédie ou un twist pour la fin du jeu ? Ces masques, sont-ils des instruments  servant à voiler la vérité sur les multiples faces cachées de chacun ? La première énigme donne-t-elle une idée de ce qui nous attend ? Rien est moins sûr…et pourtant.

Après avoir joué avec le décor et réussi notre évasion, nous rencontrons rapidement « Toupin » qui nous accompagnera, je vous laisse découvrir pourquoi, durant cette folle aventure qui nous fera traverser l’esprit d’Euclide, bodybuilder et père de la petite Emma.

Illusion d’un sombre monde ou sombre histoire d’une dépression ?

Graphiquement simple et propre, le jeu vous plonge dans un monde sombre où même les plus vives couleurs sont atténuées. Bienvenue dans un esprit accablé que vous devrez explorer. Les différents décors que vous traverserez sont magnifiques et réellement variés. On y trouve un style mélangeant à la fois l’ambiance du brillant The Sexy Brutale et de l’agréable Contrast. Pour notre petite Emma, le choix a été fait d’un design épuré qui peut rappeler la princesse Aurora de Child of light (qui aurait décidé de faire un saut dans le monde d’Alice au pays des merveilles). La comparaison avec l’œuvre de Lewis Carroll peut-elle s’arrêter à ces détails ? Gardons la réponse pour plus tard.

Revenons sur l’histoire et intéressons nous au premier élément de l’intrigue que nous allons rencontrer : l’œil. Qu’est-il? Que représente-t-il ? Pourquoi nous observe-t-il ? Est-il un véritable ennemi ou l’œil de celui dont nous explorons l’esprit ?
Aahhh trop de questions ! Trop de pression ! Passons à l’action.

« L’œil est le berceau de l’âme. » 

Mais que se passerait-il dans la vie d’un homme si on y ajoutait quelques illusions? Une illusion pourrait-elle détruire une vie ou la rendre meilleure ? Est-il nécessaire de créer des illusions pour arriver à l’un ou l’autre de ces résultats ?

Voici quelques éléments de réflexion que vous pourrez partager avec notre jeune héroïne. Mais certaines questions plus basiques accompagneront votre parcours.

Qui suis-je et que fais-je ici ?

Emma est la petite fille d’une chanteuse nommée Marion. Nous apprenons dès le début de l’histoire que le père de Marion était sourd et qu’elle n’a pu découvrir son talent que très tard. En effet, personne d’autre que lui n’a eu la chance de l’entendre (ou pas dans son cas). La musique, et plus particulièrement le chant, semble donc un point important du jeu. Nous nous attendons donc à voir rapidement ce thème nous  porter tout au long de l’aventure… ou pas. Et c’est bien dommage. Car en effet, vous n’en apprendrez pas énormément plus sur Marion qui est pourtant le personnage crucial de l’histoire du jeu.

Esprit et musique, un choix logique ?

En parlant de musique, abordons l’ambiance sonore qui vous accompagnera lors de votre aventure. Je l’aime bien même si elle n’existe pas. Heu…d’accord mais sinon?
Sincèrement ? Un plaisir pour les oreilles, une joie en plus dans ce jeu et surtout un élément de gameplay à part entière. Chaque acte possède son environnement propre et toute la palette sonore nous permettant de nous plonger dans l’ambiance du lieu. Les rares musiques présentes sont une force par la simplicité des rythmes et leur intégration dans le jeu.  Le joueur restera concentré sur ses actions dans les lieux calmes et reposants comme le cirque où travaillait Euclide, ou subira les attaques sonores de son environnement lors de la traversée d’un champ de bataille.

Si vous vous attendiez à trouver une BO qui compléterait l’étagère de gauche de votre collection, mauvaise nouvelle, elle est absente. Et cela malgré les dizaines de gramophones que vous croiserez en chemin. Vous l’aurez compris, il s’agit du premier point négatif du jeu.

Et le doublage, qui devait tout sauver, ne rattrape pas cet écueil. Il n’est pas en soit mauvais pour la plupart des personnages et nous positionne vraiment dans l’esprit d’Emma avec cette manière qu’a tout enfant d’accentuer le caractère des gens dans l’écoute de leur voix. Et cela est vraiment bien réussi pour Emma, Toupin et Francis. Mais Euclide… Je vous laisse juger. J’ai été déçu par ce père à la voix indistincte et loin d’être celle d’un père aimant et brisé.

Histoire d’un esprit tourmenté …

Illusion A Tale Of The Mind Firma Studio Koch Media l'oeil the eye

Après une petite heure de jeu, vos peurs et vos angoisses augmenteront.

Pourquoi ? Je répondrai simplement… l’effet Rime.

Vous vous en doutiez un peu, ce jeu n’est pas vraiment destiné à tous ou en tout cas, ne doit pas être réalisé seul par les plus jeunes. Non, non, non, il n’y a pas de sang et de montre terrifiant vous sautant dessus de partout (bon je reviens sur ce dernier point, il y en a).

Mais une chose importante qu’il ne faut pas oublier : dans ce jeu, nous sommes dans l’esprit torturé d’un homme. Et s’il y a toujours un beau départ pour une histoire d’amour, la vie nous positionne trop souvent face à des difficultés. Notre cher Euclide n’était pas vraiment préparé à tout ce que le siècle dernier à traversé, à commencer par la guerre.

La guerre, ses affrontements, ses angoisses, ses situations difficilement descriptibles et ce berceau d’une souffrance que l’on oublie trop souvent, l’éloignement. Le jeu vous portera dans une interprétation de la guerre qui mélange à la fois la vision difficile d’un homme et celle d’une petite fille y ajoutant quelques déformations donnant une once de vie à toutes les horreurs dont les armes utilisées.

Cette guerre sera un tournant dans l’histoire d’Euclide et dans votre aventure. Elle sera surtout un moyen d’en apprendre plus sur cet Œil et sur le « grand méchant monsieur ».
Je ne parlerai pas du dernier tiers du jeu qui apportera beaucoup de réponses aux questions que vous vous poserez et qui vous confrontera à de nouvelles mécaniques, donnant un second souffle aux « énigmes » du jeu.

… et d’une mécanique répétée

En effet, nous allons attaquer le second point négatif du jeu (volontaire ?), la mécanique des niveaux.

Simple et agréable, la mécanique est principalement tournée autour d’interrupteurs lumineux représentés par des neurones qu’il faudra actionner dans le bon ordre pour progresser. Ainsi vous pourrez découvrir le prochain gramophone, les roues qui ouvriront la prochaine porte, les pièces qui vous serviront à résoudre les énigmes en ombres chinoises ou les puzzles de morceaux de verres à assembler.

Pourquoi je liste tout cela ?

Parce que c’est ce que vous effectuerez en boucle tout au long de votre parcours. C’est assez agréable si on avance de manière occasionnelle dans le jeu. Mais lorsqu’on le dévore d’une traite, porté par son histoire, ces phases répétitives finissent par devenir lourdes et lassantes. Surtout quand vos mouvements sont ralentis. J’ai fini par être soulagé d’arriver au dénouement pour ne plus refaire exactement la même chose pour la énième fois.
Je suis un peu méchant, je le reconnais, car bien qu’il y ait répétition de la mécanique, le décor toujours différent et « psychique » restera toujours agréable. Il n’y aura alors rien de surprenant à engloutir la dizaine d’heures de jeu qui permettent de finaliser le jeu.

L’illusion qui contrôle l’esprit ou l’illusion du contrôle ?

Je vais tout de même finir par vous parler de ce qui est pour moi le dernier point négatif du jeu. Mais qui en est tout autant un point positif. Les phases de plateforme. Oui, le jeu ne se contente pas de vous proposer un chemin plat vers vos différentes énigmes. Ce choix n’est pas sans rappeler le jeu précédemment cité, Contrast. Et en cela c’est une force.

Les différents chapitres de souvenirs sont entrecoupés de courses sur plateforme ou dans les airs pour échapper à la noirceur déployée par Francis. Ces phases apportent un plus dans la différenciation du jeu et surtout un challenge important pour le joueur.

En effet, en dehors des plateaux de « boss », ces phases de plateforme sont les seuls moments où vous pourrez perdre la vie… ou manger votre manette.

Mais pourquoi ? Pourquoi avoir créé un jeu aussi méchant avec le joueur ?

Ces moments sont dignes du plus corsé des jeux de plateforme. Votre timing devra être parfait et vous ne devrez pas dévier de plus d’un pixel sous peine de mourir. Et je poserai cette question aux développeurs : pourquoi lors de chacune des premières phases de course, le joueur perd les deux petites secondes, qui lors du second run, lui permettent de finir la section?

Illusion A Tale Of The Mind Firma Studio Koch Media phase plateforme

J’y ai perdu tellement de cheveux que mon prochain cosplay sera celui de Krilin. Je fais des cauchemars rien qu’en pensant à cette boue noire qui vous tue instantanément, en pensant à ces plaques de givre qui disparaissent sous nos pieds même après avoir calculé 10 fois le timing, ou en me souvenant de cet Œil qui semble s’être accroché sur le dos du lièvre pendant qu’on tente de lui échapper en étant scotché sur le dos de la tortue…
Ah la  tristesse du joueur aux gros doigts. Merci à mon âme de joueur acharné, à mon amour des Die-and-Retry et à la baisse de difficulté qui s’opère après de nombreux échecs.

Illusion : A Tale of the Mind, une illusion loin d’être une déception

Bon, je pourrai continuer quelques heures mais  il faut savoir conclure. Alors allons-y. 

Illusion : A Tale of the Mind est un sublime petit jeu qui saura vous attraper et vous porter au plus profond de la psyché d’un homme semblable à n’importe quel autre. Et c’est ce qui rend ce jeu et notre combat encore plus attirant.

Au delà de sa maniabilité précaire, sa bande son qui aurait mérité un meilleur traitement (le thème de fin est cependant magnifique) et sa durée de vie limité par la simplicité des énigmes, ce jeu est une réussite qui saura vous rendre le sourire. Il vous offrira un autre éclairage sur les difficultés de la vie et des choix que nous faisons.

Mon seul regret est de ne pas savoir s’il s’agit d’un jeu destiné à des enfants ou à des adultes. Je vous conseillerai donc de le faire avec vos enfants ou en pensant à votre famille.

Illusion : A Tale of the Mind : l’histoire d’un esprit et d’un combat réussi.

Jeu testé à partir d’une version PS4 envoyée gracieusement par Koch Media.

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Encore merci à Cylek pour son test. Découvrez aussi tous mes autres tests de JEUX VIDÉO ►ICI◄, mes streams TWITCH mes vidéos ► YOUTUBE ◄ ! Et n’hésitez pas à me suivre sur vos réseaux sociaux préférés : TwitterFacebook et Instagram.

3 commentaires pour “Illusion : A Tale of the Mind, jeu de réflexion torturé ?

    1. Merci beaucoup pour ces retours. C’est très motivant et j’espère que vous le serez tout autant avec les prochains articles.

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