Kill la Kill If jeu de combat Ryuko Satsuki

Kill La Kill IF, un hommage à l’anime réussi !

Hello les vacanciers ! Nous voici arrivés à la fin de l’été, à profiter du soleil ou à rester chez soi pour éviter de littéralement fondre dehors. Mais n’oublions pas que pour certains la reprise est déjà arrivée. Alors pour ne pas l’oublier les équipes de Pqube Games, Arc System Works et surtout le studio Trigger nous proposent Kill La Kill If, un retour sur l’anime qui a marqué l’année 2013. L’inclassable Kill la Kill.

Quoi de mieux pour rendre hommage à un anime de combat totalement décalé et atypique que de nous offrir un jeu de combat qui l’est tout autant ? Rien, si ce n’est un jeu de combat nous offrant une histoire complémentaire à l’anime ! C’est ainsi que Kill la Kill IF, a débarqué le 26 juillet 2019 sur Nintendo Switch et Sony Playstation 4.

Un début pas comme les autres

Au lancement du jeu, seul le mode Histoire est disponible. Les modes Battle, Entraînement et Galerie ne seront disponibles qu’après avoir progressé dans l’histoire. Celui-ci trouve donc sa place au centre du titre. Cela permet aussi de ne pas débarquer dans le jeu sans rien y comprendre.

Il ne vous est jamais arrivé de vous dire que vous jouez à un jeu sans en comprendre l’histoire, pour peu qu’il y en ait une ? Ici, on est dans un jeu qui se situe dans l’univers de l’anime Kill La Kill. Cet anime a été créé par deux anciens de la Gainax réunis au sein du studio Trigger. Et rien ne devra vous le faire oublier. Alors autant commencer par un résumé ultra (beaucoup trop) rapide et vous fournir un minimum de bases si vous ne connaissez pas l’anime.

Je vais détailler un peu la situation du jeu mais sachez que celui-ci prend place au niveau de l’épisode 8 de l’anime. Et que ceux-ci sont résumés en moins d’un quart d’heure. Même si le lancement du jeu pourra frustrer certains joueurs, c’est un plaisir de retrouver la folie des différents protagonistes.

Retour sur un anime en fils de sang

Une fois le mode histoire lancé, on oublie totalement que l’on a lancé un jeu de combat pour se replonger dans un anime déjanté et énergique.

Celui-ci est centré sur les deux personnages clés de l’anime. Ryuko Matoi, la nouvelle élève, fille de Isshin Matoi dont elle veut venger la mort. Et Satsuki Kiryuin, la présidente du conseil des élèves de l’académie Honnoji.

Pour faire un résumé de la situation dans laquelle vous vous trouvez au début du jeu, je dirai que c’est la guerre pour atteindre le sommet. Bon ok, cela ne vous avance en rien donc on va prendre un peu de temps. Et parler de ce qui n’est malheureusement pas présenté dans le jeu. J’insiste sur ce fait qui est plus qu’étrange. C’est un peu comme tenter de lancer Dragon Ball FighterZ sans n’avoir jamais regardé Dragon Ball Z. Difficile.

Donc pour faire simple, Ryuko Matoi n’a connu que la vie dans le laboratoire de son père. Elle recherche la personne qui l’a tué et emporté la moitié de son arme. Dans sa quête et sa découverte du monde extérieur, elle a fait la connaissance de Makoto. C’est une élève de rang sans étoile de l’académie Honnoji qui vit dans un bidonville.

Et une critique de la société

Je viens de parler de rang et de bidonville, en effet. Dans cette version de la société japonaise, le niveau de vie des gens est déterminé par leur rang. Celui-ci est représenté sous forme d’étoiles présentes sur les vêtements.

Ainsi, l’élite de la société est constitué de ceux ayant atteint le grade trois étoiles. C’est le cas des personnages jouables du jeu, qui font tous partie du conseil des étudiants.

Vous comprenez donc pourquoi c’est la guerre entre les élèves. D’autant plus que Satsuki Kiryuin profite de cet état de guerre permanent pour recruter une force de frappe. Ceci dans un objectif que vous découvrirez tout au long de son histoire.

Chose importante à noter, sa mère Ragyo Kyruin est la présidente du conseil d’administration de l’académie qui permet de décrocher les étoiles. Et de Revocs, une multinationale qui domine le monde dans le domaine de la vente de vêtements.

Sachez juste qu’il existe une force armée qui tente de faire tomber le système mis en place, les Nudist Beach. Pour symboliser leur opposition au culte des vêtements étoilés, ils combattent nus. Oui, nus mais toujours armés de manière à cacher certains attributs (pour le plus grand déplaisir de ces dames). A la sortie du jeu, les membres du commando n’ont pas été mis à disposition mais ils le seront dans un DLC à venir.

Il est né le divin vêtement

Dernier point, crucial pour rendre cette histoire totalement barrée, Senketsu. Il s’agit d’un Kamui (vêtement de dieu) que porte Ryuko. Oui, un vêtement divin qui puise dans le sang et la vie de Ryuko pour lui offrir une force prodigieuse.

Car oui, dans cette histoire les vêtements prennent une place proéminente. Et si vous avez un esprit d’analyse avancé, vous aurez compris que Ryuko n’est pas la seule à posséder un Kamui. tous les étudiants trois étoiles possèdent des prototypes de Kamui et la famille Kuryin possède les modèles les plus avancés.

Mais alors, comment se fait-il que Ryuko en possède un aussi ? Je ne dévoilerai pas tout, mais sachez que la réponse n’est pas clairement fournie dans le jeu. Je dirai même que vous en ressortirez avec plus de questions encore car le IF présent dans le titre du jeu prendra toute son importance lorsque vous aurez fini le mode histoire.

Vous serez donc contraints avec plaisir de regarder un anime emblématique par son n’importe quoi pourtant philosophique. Je vous conseille par ailleurs de découvrir Fuli Culi (FLCL) qui a certainement inspiré Kill La Kill.

Sachez enfin que le jeu est, tout comme dans Dragon Ball FighterZ, un épisode qui s’intercale parfaitement dans le déroulement de l’anime. Bien qu’il en révèle des éléments cruciaux.

Mais revenons à nos moutons, et à leur laine, maintenant que nous avons eu un aperçu de l’histoire qui nous est proposée.

Kill la Kill If jeu de combat Ryuko Satsuki vs fighting scene

Un gameplay basique mais poussif

Kill La Kill IF est un nouveau jeu de combat qui reprend les codes de ses compères pour son gameplay et son environnement.
Intéressons nous d’abord aux commandes. On revient ici aux bases avec des attaques composées d’enchaînements simples et destructeurs. On retrouve les combos rapides avec une seule touche et une direction placée dans l’intervalle ainsi que les combos plus avancés qui demanderont un timing moins sévère que dans Dragon Ball FighterZ ou les derniers épisodes de la saga BlazBlue.

Les techniques spéciales sont déclenchées en combinant deux boutons et les combinaisons sont les mêmes pour tous les personnages. On est ici dans un jeu édité par Arc System Works donc chaque technique est accompagnée d’une cut-scène tout de même loin des débauches visuelles des Guilty Gear.

Le choix de commandes minimalistes permet une prise en main des personnages très simple. Cela permet au joueur de se concentrer sur le style de chaque personnage pour trouver celui qui lui correspond le mieux.

Ne pas perdre le fil du combat

En effet, chaque personnage possède son propre style et presque totalement différent des autres personnages. Ce qui place Kill La Kill IF à un haut niveau d’intérêt est son respect des techniques et des mouvements des personnages.

Si vous êtes une puce folle, qui fera de petits dégâts mais sera toujours en mouvement, vous pourrez choisir Inumuta. Ou si vous êtes prêt à encaisser les charges adverses pour rendre la monnaie de sa pièce à votre adversaire avec des coups dévastateurs, vous trouverez votre bonheur dans les bras de Gamagori. Et il est préférable de choisir un personnage qui vous correspond réellement car les combats ne vous laisseront aucun répit.

Quel que soit le moment, vous serez toujours en attaque ou en défense car même vos déplacements auront un effet sur le combat.

Lancer une attaque à distance pour casser celle que prépare votre adversaire. Esquiver une attaque par un dash latéral. Lancer une attaque aérienne pour couvrir la distance qui vous sépare de votre adversaire tout en bénéficiant d’un bouclier. Il est difficile de trouver une seconde pour réfléchir. Et alors, on en oublie rapidement qu’on possède une barre de vie. Et on vit ou on meurt rapidement.

La seule vrai défense ? Esquiver ou contre-attaquer. Vous protéger ne servira à rien car la majorité des attaques sont des brise-garde.

Résumons donc le système de combat : simple, rapide et intense.

Kill la Kill IF, un patchwork de genres…

J’aurai pu écrire le chapitre précédent pour beaucoup de jeux de combats tels que Jump Force ou My Hero One’s Justice. Donc je vais maintenant vous parler des éléments complémentaires dans les combats qui transforment totalement l’expérience de jeu offerte par Kill La Kill IF.

Commençons par le shifumi. Appelé ‘bloody valor’, ce système de Pierre-feuille-papier, il n’y a que trois choix dans le jeu, permet de tenter des retournements de situation critique et surtout d’accéder à la technique ultime de votre personnage.

Après avoir sacrifié deux jauges de technique spéciale pour déclencher la mini-scène, les deux combattants s’élancent l’un vers l’autre. Il vous faut alors choisir une touche d’action correspondant au lancement soit d’un sarcasme, d’une provocation ou d’une moquerie.

Chaque type de discours prévaut sur un autre mais surtout est accompagné d’un bonus en cas de réussite. Les bonus sont plutôt intéressants car il peut s’agir soit d’un gain de vie, d’un gain de jauge de spécial ou d’un bonus aux dégâts.

…qui forme une belle pièce

Par ailleurs, une seconde manche se déclenche en cas de réussite du ‘bloody valor’ du lanceur et un compteur augmente. Il est donc possible d’enchaîner les bonus en cas de réussites multiples.

Mais aussi, de réveiller la fibre de vie de votre tenue après des victoires cumulées. Dans cette situation, votre jauge de spécial se remplira automatiquement au fil du temps, vous permettant de déclencher vos techniques plus rapidement.

Mais surtout, cela vous donnera la possibilité, lorsque les quatre niveaux de jauge de spécial seront remplis, de déclencher le Sen’I Shoshitsu. Il s’agit de l’instant kill de chaque personnage qui a fait la renommée des Guilty Gear et Killer Instinct. Si l’adversaire est touché par cette technique, une cut scène spéciale se déclenchera et prendra fin lorsque votre adversaire se retrouvera séparé de ses fibres de vie, donc sans vêtements. Ces scènes n’ont rien de très osé et sont même assez captivantes car elles respectent encore une fois l’anime et l’esprit des personnages.

Tout comme pour le Shifumi, rien de révolutionnaire mais un mélange qui a très bon goût. Cela apporte surtout une autre manière d’aborder les combats et se marie parfaitement avec le gameplay plus lourd de certains personnages.

Kill la Kill If jeu de combat vs fighting personnages Ryuko vs robot

Kill la Kill IF, une étoffe de soie

Kill La Kill pioche dans ce qui s’est fait de mieux en terme de jeux de combat ces dernières années pour les mixer. Cependant, une chose qui a été reprise et améliorée est sa qualité graphique. Oui, on retrouve la qualité graphique offerte par Dragon Ball FighterZ et son Cel Shading de haut niveau. Et les équipes de A+ Game ont parfaitement travaillé avec celles d’Arc System Works pour nous offrir un résultat démentiel.

Je ne sais pas si cela provient du fait que je joue avec une Playstation 4 Pro. Mais la fluidité et la qualité du travail graphique sont tels que je n’arrive pas à savoir si le jeu est entièrement en 3D ou s’il y a bien des transitions vers l’animé.

Bon, d’accord, lorsque le jeu bascule (rarement) sur des passages de l’anime, on sent que les traits sont moins propres. Mais sincèrement c’est assez bluffant. Et encore une fois, l’environnement assez épuré de l’anime facilite le travail.

Une caméra aussi déjanté que Makoto

Les fans de jeux de combat en arène à trois dimensions seront aux anges et surtout les plus anciens d’entre eux. Kill La Kill IF propose des arènes avec une surface de mouvement plus élevée que dans un SoulCalibur mais loin des kilomètres carrés de terrain d’un Dragon Ball Xenoverse. Pourtant le jeu reprend et modifie un élément de ce dernier, la gestion de la caméra.

En effet, Kill La Kill IF propose une nouvelle version de la caméra trois-quart proposée par les titres tels que les Dragon Ball Budokai Tenkaichi ou encore feu les Naruto : Clash of Ninjas. L’équipe du studio Trigger y a cependant ajouté un petit plus qui paraît des plus perturbants au premier abord : la caméra ne reste pas fixée sur le combattant contrôlé par le joueur.

Celle-ci passera d’un protagoniste à l’autre en fonction des actions et de l’état de santé de chacun. Il n’est pas rare de devoir revenir vers le premier plan après avoir subi une technique spéciale ou un enchaînement de votre adversaire.

L’effet est assez perturbant lors des premiers combats mais ces changements deviennent presque naturels. Tel que dans un bon anime, on reste naturellement accroché au personnage qui mène l’action. Surprenant mais on adore. Des mots qui s’appliquent pour ce choix comme pour le choix des angles de vue qui étirent les personnages dans l’anime. Une belle référence à cet ancien bijou.

Une bande son validée par Nonon

Les musiques de Kill La Kill IF sont aussi variées que les personnages qu’elles accompagnent. Du rock épique et poussif de Ryuko à la fanfare de Nonon en passant par la musique électronique de Inumuta (que j’adore), il y en a pour tous. Les thèmes du jeu sont assez épiques et m’ont un peu rappelé le thème de la parade d’Edea (Final Fantasy VIII) en version encore plus baroque. Un plaisir auquel on ne prête pas assez attention en jeu.

Plus globalement, les thèmes sont assez poussifs et donnent envier d’aller affronter les adversaires qui se présentent à nous. Même si je ne la conseillerai pas dans toutes les bibliothèques, je regrette de ne pas avoir la chance pour l’instant de posséder la version collector du jeu intégrant cette BO.

Je dois tout de même préciser qu’on est dans un jeu de combat où la variété des thèmes n’est pas réellement une priorité. Et surtout, bien que les musiques du jeu soient excellentes, je vous conseille la BO de l’anime. Celle-ci possédera au moins un titre que vous ne pourrez pas oublier.

Un casting loin de suffire pour un défilé

En parlant de variété, parlons des personnages. Un des gros reproches que l’on peut faire au jeu Kill La Kill IF est son manque de personnages.

Accrochez vous car, oui, il n’y a que huit personnages jouables dans le jeu. Heureusement qu’on nous annonce déjà deux personnages en DLC car on aurait pu croire qu’il s’agissait d’une démo. Certains vous diront qu’il y a dix personnages car les transformations de Ryuko et Satsuki ont un gameplay différent.

On reste tout de même loin des 22 personnages de Dragon Ball FighterZ.

Je dois avouer qu’en me penchant de nouveau sur la série, je ne vois que 13 personnages qui pourraient vraiment être intégrés. Mais après tout, qu’est-ce qui aurait empêché de prévoir un personnage improbable comme les Covers ? Cela ne ramènerait pas grand chose et on s’éloignerait de l’idée de la série. Je suis d’accord. Et malgré le peu de personnages disponibles, le respect apporté aux détails est tellement grand que je m’en contente parfaitement.

Kill la Kill If jeu de combat vs fighting personnages characters roster

Des modes de jeu loin d’être démodés

Kill La Kill IF propose plus d’une dizaine de modes de jeu en plus du mode histoire. De quoi s’occuper pendant de nombreuses heures sans pour autant avoir le goût de la nouveauté.

On retrouve en effet, le mode Battle qui regroupe le Versus contre le CPU et les combats en ligne classés ou non. Pas de personnages en SD se baladant dans une zone d’échange pour le mode réseau. Juste un écran de paramétrage des recherches d’adversaire et de choix du combattant.
Le système de classement en ligne est aussi très épuré. Il vous présentera votre parcours global et sur le mois au sein de l’académie mondiale sans informations complémentaires.

Rien d’exceptionnel et c’est normal car encore une fois, on est ici pour se plonger dans l’univers de Kill La Kill est non dans un jeu dédié à l’e-sport.

Les modes Didacticiel et Entrainement sont également dans cet esprit minimaliste.

On prend cependant plaisir à jouer aux différents types de défis que propose le jeu. Le mode Défi proposant un survival avec des handicaps variable. Il est assez addictif et permet de découvrir son personnage dans différentes configurations de combat.

Et les Defis Covers proposant du un contre cent, combat une minute et des vagues infinies de Covers, des fibres de vie qui contrôlent leur porteur. Des modes très fortement inspirés de Super Smash Bros., qui vous pousseront dans vos retranchements avec plaisir.

Kill la Kill IF, un titre cousu de fils blancs

Au final, Kill La Kill IF est un jeu qui correspond parfaitement à l’anime dont il est inspiré. Soit on aime, soit on déteste. Mais dans tous les cas, il nous surprend à un moment ou un autre. J’ai beaucoup aimé le retour à un titre qui ne cherche pas à se développer autour du e-sport comme trop de titres aujourd’hui.

Je ne pensais pas me faire aussi facilement au gameplay et à la gestion de la caméra complètement nouvelle. Ce fut une bonne surprise.

Et enfin, ce titre est pour moi une réussite comme l’était Dragon Ball FighterZ car il parvient à intégrer totalement l’esprit de sa source, Kill La Kill. Et cela, malgré les raccourcis faits dans la présentation de l’histoire.

Il ne me reste donc qu’un conseil à vous donner. Faites vous plaisir et si vous le pouvez, lancez le jeu et la série en parallèle. Vous pourrez ainsi profiter au maximum de ces deux ovnis issus de la culture japonaise.

Jeu testé à partir d’une version PS4 envoyée gracieusement par PQube.

Encore MERCI à Cylek (suivez-le c’est une valeur sûre) pour son test et son implication sur le blog. Découvrez aussi tous les autres tests de JEUX VIDÉO ►ICI◄ et mes streams TWITCH ! Et n’hésitez pas à me suivre sur vos réseaux sociaux préférés : Twitter, Instagram.

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