Kotodama The 7 Mysteries of Fujisawa girls beach party

Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa, mix osé entre visual novel et puzzle game

Sorti le 31 mai sur Nintendo Switch, Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa est le premier Visual Novel édité et développé par PQube. Le défi était donc important pour l’éditeur. Le jeu possède un style innovant en mixant les éléments de nombreuses sources d’inspiration.

Kotodama : démon des mots

L’aventure prend pied le jour de votre arrivée dans l’académie de Fujisawa. Vous ne vous souvenez pas de ce qu’il vous est arrivé pour vous retrouver ici. Mais surtout, vous ne savez pas pourquoi vous vous retrouvez affublé d’un mignon petit esprit de chat que vous êtes le seul à voir.
Je vais tenter de vous présenter l’histoire sans trop spoiler.

Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa nous positionne dans la peau d’un lycéen qui se retrouve entouré de femmes et hommes tout droits sortis des meilleurs Shonen et Seinen. Graphiquement propre et sans excès, le jeu est dans le respect total du style des Visual Novel de renom tels que les Fate, Steins Gate, Root Letter ou encore Date a live.

Chaque personnage que vous serez amené à rencontrer est un cliché habituel. Vous vous sentirez rapidement en terre conquise pour comprendre la psyché visible de chaque personnage. À priori un point faible, on comprend rapidement que cet aspect classique du jeu permet de se concentrer sur la recherche de la vérité qui se cache derrière ces masques. Et Mon-chan sera toujours là pour vous le rappeler.

Ce petit esprit qui vous accompagne, dénommé Mon-chan, est en réalité un démon des mots qui a passé un pacte avec vous. Vous ne connaissez pas la raison de ce pacte au début de l’aventure. Et il faudra atteindre la seule et véritable fin pour commencer à le comprendre sans vraiment obtenir de réponse claire. En japonais, le Kotodama est une parole sacrée permettant aux hommes de concrétiser les paroles des dieux. Cette définition vous permettra de commencer à construire une réponse à celle-ci.

Mais avant de répondre à cette ultime question, vous devez découvrir les vérités qui se cachent derrière les secrets que cache l’académie Fujisawa. Et pour cela, vous êtes accompagné du membre le plus influent du Groupe de Recherches Occultes, Nanami Kagura. La jeune fille énergique se propose de vous faire découvrir l’académie au grand damn des autres élèves et de leurs secrets.

Kotodama The 7 Mysteries of Fujisawa Nanami Kagura

Plus de mystères qu’on ne le pense

En effet, chaque chapitre de l’aventure vous entraînera à la découverte d’un des mystères de l’académie. Chacun étant relié à un élève ou un membre du corps professoral. Car non, le titre du jeu ne dévoile pas le nombre réel de secrets qu’il y a à révéler.

Pour faire simple, les sept mystères cités dans le titre sont en fait des légendes urbaines qui se sont développées dans l’académie. Du moins, c’est ce qu’on nous incite à croire. Cette académie cache un terrible secret profondément enfoui.
Tout est loin d’être rose pour ses étudiants. Mais le fil rouge qui guide les événements ne sera découvert qu’après avoir de nombreuses fois retourné la pelote. Tout être à deux facettes et les démons se font passer pour des anges afin de brûler les ailes de ceux-ci.

Le Visual Novel version Livre dont vous êtes le héros

Un des éléments les plus importants dans le jeu Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa est le choix. Chacun d’eux aura des conséquences sur le trajet suivi dans l’histoire. Et contrairement à beaucoup de Visual Novel, Kotodama ne se contentera pas de changer une ou deux scènes pour arriver à la même fin.

Ici, si vous vous trompez au second chapitre sur une action, la conséquence ne se fera peut-être ressentir qu’au cinquième ou sixième chapitre. Si vous êtes tombé amoureux des jeux Heavy Rain, Until Dawn ou Detroit Become Human, alors ce jeu est fait pour vous, si vous aimez les mangas bien entendu.

Ce qui est le plus bluffant, c’est que même si vous ratez la plus importante des informations, les dialogues sont structurés de manière à n’y voir que du feu. Parfois, même quand vous pensez avoir trouvé la vérité.

Comme dans tout bon Livre dont vous êtes le héros, une sauvegarde à chaque question sera une bonne solution pour avancer sans se tromper. Et les 99 emplacements de sauvegarde vous seront utiles. Mais il faudra savoir avancer dans la « mauvaise » direction pour découvrir les mots qui débloquent l’accès au bon avenir.

Le livre des mots, maître des niveaux

L’une des spécificités du jeu c’est que pour une certaine raison, vous allez revivre plusieurs fois votre parcours au sein de cette académie. Chaque chemin que vous aurez décidé de suivre pourra vous apporter des mots-clés qui iront compléter le livre des mots.

Je n’ai pas encore expliqué les différents mécanismes combinés dans le jeu mais sachez que les mots sont importants. Ils sont une trace de votre expérience accumulée dans le jeu et le seul moyen de développer votre affinité avec les éléments.

En effet, lors des phases de match 3, je reviendrais dessus après, vous devrez utiliser la compatibilité aux éléments de chaque personnage pour le faire avouer au plus vite. Il est donc important de développer les affinités aux éléments, et de trouver les dialogues contenant les mots clés pour pouvoir débloquer de nouvelles vérités.

Chaque mot clé que vous découvrirez au cours des différentes conversations s’ajoutera dans le livre des mots. Celui-ci sera une aide précieuse après votre premier retour dans le temps car il vous permettra d’avoir un aperçu des chapitres dans lesquels vous pourrez découvrir de nouveaux mots. Mais il est surtout le support des mantras qui permettent de déclencher les phases d’exploration de l’esprit des gens.

Attention, les mots manqués ne sont indiqués que si vous êtes passés sur un chemin permettant de les débloquer. Ne plus avoir de mot non découvert dans le livre ne signifie pas que vous avez vu toutes les possibilités mais plutôt que vous avez totalement loupé une branche de l’histoire.

Il y a trois niveaux d’affinité avec chacun des cinq éléments. Si vous trouvez le mot spécial d’un personnage, vous débloquerez une gemme arc-en-ciel. Celle-ci permet de remplir extrêmement rapidement la barre de vérité (entre un quart sur les premiers chapitres et un dixième pour les derniers caractères).

Kotodama The 7 Mysteries of Fujisawa boys Shuji Toyama Kujo Satsuki

Un match 3 classique …

Lors de votre quête il faudra réussir à soutirer la vérité à ces différents personnages en utilisant le mystérieux pouvoir donné par le livre des mots. Ce pouvoir se sert de votre imagination pour explorer l’esprit et l’intimité des personnes.

En effet, après avoir lu le mantra spécifique, le joueur est plongé dans l’esprit de l’autre et doit le « déshabiller » pour faire remonter la vérité à la surface. Pour cela, comme dans tout match 3 classique comme Candy Crush ou Gem of war, il faut combiner les gemmes de couleur pour remplir une jauge d’état d’esprit.

La première difficulté est que vous disposez d’un nombre limité de coups pour réussir. Heureusement, la jauge d’esprit est divisée en quatre et à chaque fois que vous atteignez un palier vous gagnez le droit à dix coups supplémentaires.

Mais cela n’est pas toujours suffisant car la progression de la jauge dépendra de l’affinité du personnage avec un élément. Plus vous réussirez à réaliser des combinaisons avec cet élément (mis en valeur avec un double carré dans la gemme), plus vous remplirez vite la jauge. Mais les gemmes de cet élément n’apparaîtront en grande quantité que si durant les dialogues vous avez réalisé des choix qui incluent les bons mots clés.

Et ce n’est pas tout, je l’ai déjà mentionné, chaque élément possède trois niveaux d’affinité. Le remplissage de la jauge sera doublé ou triplé à chaque changement de niveau d’affinité. Ainsi, chaque retour en arrière pourra devenir de plus en plus simple avec l’augmentation de votre niveau d’affinité.

Il faudra donc s’accrocher pour progresser et surtout ne pas oublier de sauvegarder à chaque fois qu’on voit apparaître le livre de mantras. Celui-ci sera le déclencheur d’une petite panique car le niveau de difficulté des matchs est assez aléatoire. Même au niveau maximum, les dernières explorations d’esprit restent un petit défi et votre victoire est loin d’être assurée. Après tout, nous explorons des esprits de plus en plus complexes et dérangés.

… proche d’un Strip-Poker.

Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa est un jeu qui se veut résolument tourné vers les joueurs habitués des Visual Novels et du fan service. Il fallait donc trouver un moyen d’offrir cet aspect sans rendre le jeu trop vulgaire pour un public mondial.

La solution a été de transformer la progression dans l’esprit du personnage ciblé en une sorte de strip-poker. Ainsi, comme l’indique Mon-chan, il faut imaginer que l’on retire chaque couche de protection de l’esprit pour atteindre la vérité. Et quoi de mieux que d’imaginer qu’on déshabille la personne afin de mettre la vérité à nue ?

On ne tombe jamais dans l’obscène car le strip-tease prend fin lorsque le personnage perd ses sous-vêtements (chaque personnage en possède 4 différents). Et chose importante, même si l’équilibre n’est pas respecté, il y a aussi bien des femmes que des hommes dont l’esprit doit être mis à nu. Il y en a donc pour tout le monde.

Plus globalement, les phases d’exploration d’esprit sont un aspect intéressant du jeu, non pas pour leur aspect coquin mais pour le changement de rythme qu’ils apportent.

Kotodama The 7 Mysteries of Fujisawa mach 3 puzzle game Shuji

Un Visual Novel niveau hardcore

Pour les habitués des Visual Novels qui comme leur nom l’indique sont des romans graphiques en ligne droite, Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa deviendra rapidement un enfer. Le jeu possède une très bonne trame et sait captiver le joueur. Cependant les multiples retours dans le temps et la recherche des bons choix de conversation sont trop lourds pour donner envie de refaire pour la énième fois le parcours du premier au dernier chapitre.

Le jeu offre la possibilité de sauter les phases de discussion pour arriver rapidement au prochain choix à réaliser. Une bonne chose en soi, mais aussi le premier moyen de perdre le joueur. On oublie rapidement le sens des conversations et finalement le fil conducteur de l’intrigue. Les discussions sont importantes car elles nous permettent de suivre la progression de certains personnages. Aussi, les rater peut nous conduire à faire le mauvais choix.

Mais surtout, ces phases d’accélération nous font rater les messages Quacker. Ceci est la version canard jaune d’une célèbre application avec un oiseau bleu. Les élèves échangent beaucoup sur ce réseau social. Et surtout, des protagonistes clés sont cachés derrière les comptes aux noms les plus improbables.

Dans lequel il faut faire attention à tout

Pour information, si vous souhaitez accéder à la vraie fin du jeu, il est impératif de lire tous les messages Quacker (juste passer dessus pour faire apparaître la coche verte). De plus, la liste des « Tips » ne vous apportera rien de plus car ceux-ci sont débloqués après avoir obtenu l’information.

Par contre, il faut savoir que les chemins seront teintés après avoir fait un choix. L’astuce est de faire une sauvegarde avant de sélectionner une réponse. Puis d’avancer un peu et de sauvegarder avant de relancer au moment de la question. Ainsi, le choix prendra une couleur différente.

De base, tous les choix sont en noir. Si le choix n’est pas crucial, il deviendra gris. S’il a une quelconque importance pour mener sur une nouvelle voie, il deviendra bleu. Et s’il est vraiment critique, il deviendra rouge. Quand un dialogue n’a aucun impact global, tous les choix seront gris.

Enfin, et c’est là que le jeu est extrêmement pénalisant, on doit souvent explorer l’académie. Le jeu propose alors une liste de destinations à explorer. L’ordre dans lequel vous explorerez les lieux est primordial dans certains chapitres. Certaines interactions sont dissimulées et ne se déclencheront que si vous respectez un ordre. Aucun ne vous sera fourni. Merci PQube pour ce retour dans les années 80-90 avec ses jeux d’une difficulté démentielle par manque d’explication ou d’indices.

Une réussite à l’ancienne.

Comme vous avez pu le lire, Kotodama : The 7 Mysteries of Fujisawa est un jeu qui respecte les codes du Visual Novel tout en y ajoutant beaucoup d’aspects plus « européens ». Les mécaniques sont simples tout en apportant une complexité intéressante au jeu.

Même si j’ai personnellement aimé le jeu, je reste convaincu que quelques éléments complémentaires auraient été de vrais plus. Quand j’écris ces mots, je pense à des outils d’exploration comme un arbre des questions et des choix réalisés. Mais aussi la possibilité de retourner dans un chapitre précis sans refaire l’intégralité du jeu.

Je suis un fan des Die-and-retry et je voulais absolument trouver la véritable fin du jeu. Je suis donc resté accroché jusqu’au bout. Mais je peux comprendre que des joueurs préfèrent abandonner le jeu au bout du cinquième retour en arrière et du semi-générique plus que frustrant. Surtout quand il faut se refaire l’intégralité des dialogues sans comprendre qu’on a fait une erreur deux ou trois heures de jeu avant.

Je garde tout de même à l’esprit que Mon-chan ne nous fournit pas de réponse concrète à la fin du jeu. Il laisse même sous-entendre qu’il pourrait y avoir d’autres occasions d’obtenir la solution à l’ultime mystère. Pour ma part, je dis oui à bras ouvert pour une suite.

Jeu testé à partir d’une version Nintendo Switch  envoyée gracieusement par PQube.

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