remote life main artwork

Remote life, 1 homme, 1 oeuvre

Remote Life est un Shoot’Em Up à l’ambiance digne des films Alien mais surtout une pépite de l’arcade. Débarqué le 27 mai sur Xbox One, PlayStation 4/5 et Nintendo Switch, le jeu était déjà présent sur Steam depuis 2019. Il est distribué en Europe par Ratalaika Games.

J’ai eu la chance de tester la version Nintendo Switch. Même si j’ai regretté mon choix de plateforme, Remote Life aura été une excellente découverte. J’avais boudé la version Steam car j’avais peur de ne pas accrocher à l’ambiance. Encore une fois, j’ai compris que l’habit ne faisait pas le moine.

Remote Life Boss

Remote Life, comme un air de film américain

L’histoire de Remote Life est assez classique. Vous incarnez John Leone, un pilote qui est envoyé au cœur de la plus grande menace pour l’humanité.

Un énorme vaisseau extraterrestre traverse l’univers en direction de la Terre. Après plusieurs essais infructueux, les humains ont réussi à envoyer un premier vaisseau explorer les entrailles du hive alien. Au moins cinq fois plus gros que la Terre, c’est un véritable labyrinthe dont le premier vaisseau n’est pas revenu.

Prenant le manche de votre vaisseau, vous partez explorer le vaisseau et dégommer de la forme de vie extraterrestre. Les décors sont très sombres et dignes des films SF des années 90 comme Alien ou Starship Troopers. Glauques, stressants et flippants.

Il vous faudra venir à bout de 16 missions réellement difficiles pour décider du sort de l’humanité. Et une surprise.

Remote Life Tunnel

Remote (Hardcore) Life

Remote Life est un Shoot’Em Up dans la plus pure tradition du genre. Le jeu vous demandera des heures d’entraînement et de découverte avant de vous délivrer.

J’ai lu de retours négatifs de joueurs indiquant que le jeu était trop difficile. Mais clairement, la difficulté est juste normale selon moi. Ayant grandi avec les classiques des shoot’em up comme Xevious, R-Type ou Gradius. Et la difficulté du jeu est totalement similaire. Remote Life est d’ailleurs un jeu arcade presque sympathique. Vous progressez niveau par niveau sans être obligés de recommencer à 0. Chose qui n’existait pas par le passé (parole de vieux).

Vous êtes donc prévenus, le jeu peut paraître hardcore pour les débutants mais est un défi plaisant pour les habitués. On est loin de la simplicité d’accès de Cotton Reboot.

La traversée des niveaux est assez stressante. Quand j’ai découvert le troisième niveau, j’ai juste implosé. Dès les premières secondes, il faudra foncer vers l’avant du niveau sous peine de se voir bloqué par le décor. Et quelques secondes plus tard, il faudra rester devant une porte qui ne s’ouvrira que quand celles derrière vous seront fermées. Vous laissant juste la place du vaisseau qui avance tout seul. Un petit aperçu du niveau de stress et d’apprentissage nécessaire.

Du Die and Retry en mode Shmup. Pour moi, un jeu à l’ancienne et qui m’a offert beaucoup de plaisir.

Le travail complet d’un seul homme

Grosse précision concernant Remote Life, le jeu est développé et porté par une personne, Mario Malagrino.

Alors oui, le jeu n’est pas parfait. Il arrive qu’il plante en plein chargement au lancement des niveaux. Et la gestion parfois incompréhensible des hit-box pourra vous faire imploser lorsque vos armes ne réussiront pas à toucher des adversaires trop petits. Ou que vous explosez contre un décor sans comprendre pourquoi. Mais si on prend en compte qu’un seul homme a réalisé le jeu, on ne peut que le respecter.

Les décors sont justes magnifiques. Les adversaires et boss sont dégoutants mais agréables à regarder. Le soucis du détail est présent dans chaque élément. La forme des décors pourra évoluer sous vos tirs ou sera parfois naturellement en mouvement. Nous traversons le « corps » du vaisseau. Un être à part entière à explorer. Le tout est de comprendre dans quel partie nous nous trouvons. Alors tous ces détails prennent sens.

Et même s’il existe un aspect assez répétitif dans l’environnement, l’univers est attirant. Et j’ai apprécié mon exploration des différents niveaux avec leurs mécaniques et structures variées. Mario Malagrino a pensé à un maximum de choses afin de faire de son jeu, une œuvre soignée.

Remote Life Labyrinthe

Remote Life, un jeu soigné à tous les niveaux

D’ailleurs, au-delà de l’aspect graphique, le système de commande et d’évolution des armes est plus que respectable. Vous disposez pour l’un des trois vaisseaux standards de trois types d’armes de tir différents et d’une bombe. Vos armes peuvent évoluer en récupérant les items dédiés à chacun (A, B, C, D) mais il faudra gérer votre chargeur avant de revenir à la forme de tir normal. Une mécanique simple mais extrêmement importante car les tirs basiques sont vraiment très faibles. Et dans certains passages, votre survie dépendra entièrement du fait de réussir les enchaînements d’armes spéciales sur vos vagues d’adversaires.

Il en sera de même avec les boss, mais sur ce point, encore une fois, c’est normal dans ce style de jeu.

Et, les missions ne se limiteront pas à progresser en ligne droite dans des tunnels en tentant de détruire tout ce qui bouge. Vous devrez explorer de véritables labyrinthes avec des adversaires arrivant dans toutes les directions. Vous aurez parfois à escorter des machines de ravitaillement ou des armes de guerre. Ceci apporte encore une variété dans la manière de jouer. Et est une preuve complémentaire du soin apporté à la création du jeu. La défense des véhicules est un véritable défi. Alors qu’il vous suffit d’esquiver un tir pour continuer à avancer, dans ces missions, il faudra réellement s’assurer de ne pas laisser les véhicules se faire toucher. Le sacrifice de mes vies aura été ma seule manière de réussir à finir ces missions.

Remote Life Mission protection

Remote Life, ne décolle pas de ton dock

Et en parlant de moyen, la Nintendo Switch ne m’en aura laissé qu’un seul pour finir Remote Life. Le mode salon avec utilisation d’une manette est le seul moyen de ne pas jeter la console par la fenêtre.

Le jeu a été développé pour être joué sur PC avec des écrans d’au moins 15 pouces. L’écran de la Nintendo Switch est bien trop petit pour voir les détails des attaques ou de certains adversaires (les anguilles me font encore faire des cauchemars). Honnêtement, je ne me suis d’ailleurs senti bien qu’en jouant sur ma télévision 55 pouces. Le jeu est alors lisible dans le moindre détail. Et cela vaut le coût. Je pouvais enfin distinguer clairement la profondeur des décors. Voir mes tirs et ceux des adversaires. Et profiter de la qualité haute résolution de tous les éléments à l’écran (dont les items).

Je pensais profiter à fond de l’effet shmup retro avec les filtres graphiques du jeu appliqués en mode portable de Nintendo Switch. Mais le jeu n’a clairement pas été pensé pour les petits écrans.

Donc si vous en avez le choix, préférez les versions Microsoft Xbox One ou Sony Playstation à la version Nintendo Switch.

Ce choix est renforcé par les commandes qui ne sont pas modifiables. Le jeu est pensé pour être joué au clavier ou à la croix directionnelle. Cela ne tient peut-être qu’à moi, mais il ne m’a pas été possible de réaliser de longues sessions en mode portable. J’ai énormément de mal à jouer avec la croix directionnelle du Joy-Con gauche tout en manipulant les touches de tranches. Mon pouce ne veut pas descendre. Alors qu’avec une manette, tout devient plus fluide, naturel et agréable.

Remote Life Détail décors

Un shoot’em up qui mérite une médaille

On me dit que je suis trop gentil avec les jeux que je teste et que je donne l’impression de toujours les aimer. Pour Remote Life, il suffit de comprendre que j’avais des à priori négatifs. Un jeu de tirs difficile, dans un univers de science-fiction qui n’est pas mon plaisir et en plus qui plante aléatoirement. Rien qui ne me donne envie.

Après y avoir passé presque une trentaine d’heures, mon avis est bien différent de ce que j’avais lu. Le travail réalisé par Mario Malagrino est réellement admirable. Remote Life s’adresse aux joueurs cherchant un vrai défi, à l’ancienne. Il s’agit d’un hommage tout en étant quelque chose de nouveau.

Le souci du détail est partout. Le jeu est même presque trop détaillé. Ce qui n’aide pas le support qu’est la Nintendo Switch. Le résultat paraît titanesque pour une seule personne. Et je n’ai pas parlé de l’ambiance sonore unique, intense et horrifique. Un plaisir de joueur.

Alors oui, encore une fois, et si comme moi vous appréciez les shmup, foncez sur Remote Life. Et vous aussi vous n’hésiterez plus à remercier Mario Malagrino qui se cache derrière Next Game Level. Et Ratalaïka Games pour ces petites pépites indépendantes que l’on aimerait toutes posséder.

Jeu testé à partir d’une version Nintendo Switch envoyée gracieusement par PR Hound.

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