Songbird Symphony jeu musical de rythme jeu indépendant Nintendo Switch PS4 Steam

Songbird Symphony, au chant du Piou l’été sera parfait !

Il existe des jeux que l’on doit oublier et des jeux qui traversent les générations. Songbird Symphony est de la seconde catégorie. Le jeu a débarqué le 25 juillet 2019 sur les consoles Nintendo Switch et Playstation 4 ainsi que sur Steam. Il avait déjà fait parler de lui durant l’été 2018. A cette époque l’éditeur PQube avait décidé de porter ce projet indépendant et de lui offrir un premier souffle vers le devant de la scène.

Comme son nom l’indique, Songbird Symphony est basé sur le chant des oiseaux et est en partie un jeu de rythme. Mais si PQube a décidé de lui donner une chance, ce n’est pas pour rien. Comme toujours avec eux, nous avons là un jeu qui propose un style à part entière et qui révolutionne le gameplay. Bienvenue dans un jeu de plateforme musical ! Et non ce n’est pas un nouvel épisode de la saga des Rayman.

Au son des pleurs…

Autant vous prévenir tout de suite, l’histoire de Piou notre héros n’est pas des plus joyeuses. Connaissez-vous l’histoire du vilain petit canard ? Si c’est le cas, vous vous êtes dévoilé la moitié du jeu.

En effet, Piou est un petit oiseau qui vit avec son oncle Paon mais qui a toujours été rejeté par les autres oiseaux de la forêt car il ne ressemble ni à un paon, ni à aucun autre.

Ne supportant plus le fait que son oncle ne puisse rien lui apprendre sur ses parents, il décide de partir explorer la forêt à la recherche d’une réponse. Après lui avoir appris le chant des paons, son oncle lui indique qu’il lui faut rencontrer maître hibou qui est le volatile qui connait le mieux les espèces qui agitent la forêt. Cette rencontre marquera le tournant de la vie de Piou. Le vieux hibou sera celui qui l’aidera tout au long de son aventure. Mais il sera surtout celui qui l’aidera à développer sa capacité unique et si spéciale dans un but bien précis.

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…s’exprime la beauté.

En effet, le petit Piou possède la capacité d’apprendre les chants des autres oiseaux et d’acquérir leur précieuse note. Hibou demandera à Piou de recueillir les six notes des espèces qui entourent sa maison. Ainsi il pourra accéder au savoir et indiquer à Piou quelle est son espèce. Votre aventure vous mènera donc à la rencontre de cinq espèces ayant chacune leur histoire et leurs soucis à régler au sein de la forêt.
Votre mission sera donc simple, répétitive mais pourtant passionnante. Vous rencontrerez chaque espèce. Découvrirez leurs soucis. Trouverez les solutions en résolvant des énigmes. Et enfin, apprendrez leur chanson après avoir apporté la solution aux intéressés.

Une structure très classique…

Comme dans tout bon jeu d’aventure, il faut du suspens et surtout un grand méchant. Je ne parlerai pas pas trop de lui car cela révélerait trop de choses. Mais sachez juste qu’une bande de piafs vous volera dans les plumes. Cette bande est dirigée par un oiseau mystérieux portant un masque vénitien blanc à long-nez. Après deux minutes de réflexion et surtout en étudiant de plus près cet animal, vous comprendrez son véritable but. La révélation de l’identité de cet oiseau sera l’un des rebondissement les plus importants du jeu.

Et vous serez confrontés à de nombreux rebondissements. Ce qui est plaisant pour des enfants mais qui pourra s’avérer décevant pour les habitués. Personnellement, je n’ai été surpris qu’à deux moments dans le jeu. Une première fois lorsqu’on découvre l’identité d’Oeugène et la seconde quand j’ai rencontré le personnage tertiaire le plus loufoque du jeu.

…pour un jeu totalement décalé.

Je tiens à le dire tout de suite. S’il devait y avoir une histoire complémentaire en DLC je ne souhaiterai que celle de ce personnage métal hardcore qu’est la fée poulet Poot. Je vous laisse en découvrir la raison en jouant au jeu.

Comme vous le constaté, j’ai cité une fée poulet. Un des nombreux éléments loufoques du jeu. On le constate à chacun de nos pas dans la forêt de Songbird Symphony, nos amis les animaux sont pires que les humains. Tous les niveaux regorgent de références aux jeux vidéo et à divers éléments de la culture populaire. Qu’il s’agisse de certains tuyaux verts ou de phrases mythiques, on découvre avec un œil amusé les différents éléments.

J’ai particulièrement aimé la mise en scène de ces éléments. Revenons par exemple sur le personnage de Poot qui représente un style en marge de la société. Vous le découvrirez toujours dans des lieux cachés, totalement underground. Son discours est celui d’un rebelle qui dominera le monde.

Et son style est indescriptible tellement il tient du cliché punk rock franchisé. En clair, vous serez toujours pliés en deux de rire quand vous le rencontrerez à travers la forêt. Et cela malgré son discours très sérieux qui comme pour tous les personnages du jeu est teinté de jeux de mots dignes d’un épisode de Kaamelott. Rappelez vous le prénom de celui qui deviendra le meilleur ami de Piou et que j’ai cité plus haut.

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Une critique solennelle

Songbird Symphony est à la fois un jeu possédant une histoire à destination des jeunes joueurs mais aussi une belle critique des différentes facettes de notre société. Quoi de mieux pour cela que d’humaniser le comportement des animaux ?

Chaque oiseau que vous rencontrerez aura son histoire, ses joies et ses galères. Solitude, rejet, abandon, amitié, amour, hiérarchie et statut social, pauvreté, politique, guerre, différence et surtout famille.

Tous les sujets les plus lourds de notre société sont abordés de manière simple et respectueuse. Si on prend le temps de s’arrêter sur les phrases de chacun et les situations rencontrées, on découvre un jeu qui offre de belles leçons de vie.

Et c’est d’autant plus lisible quand on s’attarde sur les paroles des différentes musiques du jeu.

Des sonorités variées et enrichissantes

Une des principales raisons d’acheter Songbird Symphony est que, comme son nom l’indique, les musiques du jeu sont une véritable symphonie. Même si on peut lui reprocher de ne proposer que 15 musiques jouables, celles-ci sont vraiment différentes et accrocheuses. De la salsa, du grunge, du hip-hop et surtout de l’opéra. Le jeu est une véritable comédie musicale et vous en serez l’acteur principal au coté de Piou.

Chaque musique possède des passages qui pourront être chantés. Il est cependant difficile de se caler sur le rythme car la traduction ne peut pas égaler la langue d’origine. Mais lorsque l’on rejoue les musiques pour obtenir un meilleur résultat, on finit par se lâcher sur les parties karaoké.

Songbird Symphony : un gameplay qui décolle

Le gameplay de la partie plateforme est simple et efficace. Piou doit sauter de plateformes en plateformes pour traverser la forêt. Il pourra planer un peu pour allonger ses sauts et profiter des vents pour atteindre les sommets. Rien de novateur à priori.

Cependant, puisque nous sommes dans un jeu musical, la progression dans les différents décors demandera un certain sens du rythme. Les notes que vous débloquez servent à activer des mécanismes dont il faudra scrupuleusement respecter le rythme : ces mécanismes étant calés sur la musique ambiante, c’est toujours un plaisir de réussir à les activer. La musique s’impose donc même dans les phases de plateforme bien au-delà des simples confrontations avec les autres protagonistes.

Cela se fera aussi ressentir dans l’ambiance sonore de chaque niveau. Les instruments qui rythment la musique de fond ne s’activent que lorsque vous réussissez des quêtes.

Il faut donc réussir toutes les quêtes pour découvrir la véritable musique du niveau. Une idée bête mais tellement efficace que vous retournerez tous les niveaux et leurs énigmes pour les débloquer.

Pour une progression constante et sans prise de tête

Les énigmes ne sont qu’un moyen de rallonger la durée de vie du jeu. Elles sont donc assez simples et ne demandent que quelques minutes de réflexion. On est loin d’un épisode du Professeur Layton et ce n’est justement pas le but recherché.

Il en est de même pour les phases de jeu de rythme. Chaque affrontement vous obligera à gérer une nouvelle touche ou à vous adapter au parcours des notes. Ceci est de mon point de vue un des énormes points forts du jeu. Chaque protagoniste vous enverra ses notes de différentes manières.

Elles viendront du haut vers le bas, en cercle dans le sens anti-horaire, par rebond sur le haut de l’écran ou même en alternance (visible une demie seconde sur deux). Il faudra parfois copier des séquences ou des mouvements de notes, voire même se retrouver confronté au cumul de différentes mécaniques.

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… et sans prise de bec.

À chaque musique correspondra une rythmique et un style particulier qu’il faudra assimiler en plus du nombre variable de touches à utiliser sur la manette. Mais il est difficile de ne pas obtenir le grade C qui est le minimum. Et surtout, seul le fait de finir la musique est nécessaire pour avancer.

De plus, il n’y a pas de système de combo. Vous devez juste valider la bonne note au moment attendu. Du coup, pour peu que vous coupiez le son afin de ne pas entendre les coups de klaxon qui résonnent lorsque appuyez sur la mauvaise note, vous pouvez vous lâcher en appuyant sur toutes les touches de la manette. Ce n’est vraiment pas le bon moyen de profiter du jeu mais c’est un moyen d’avancer.

Au final, quel que soit votre niveau, vous pourrez parcourir le jeu sans rester bloqué (ou sans avoir à payer un passe pour tout débloquer). Un élément à la fois rassurant et frustrant (pour les perfectionnistes) mais surtout impactant sur la durée de vie du jeu.

Un battement d’ailes …

Songbird Symphony est un jeu d’aventure musical accessible à tous. Si l’on prend le jeu sous cet angle alors il est juste parfait. Accessible, sans difficulté bloquante et avec une histoire attractive, le jeu est juste une réussite. Et je n’ai pas encore parlé de ses graphismes.

Cependant, en cumulant ces avantages, il génère des inconvénients. L’histoire principale se termine en quelques heures car il n’est pas nécessaire de revenir sur une musique pour avancer. Les quêtes secondaires de chasse des notes d’ambiance sont assez courtes. Et il suffit de pousser quelques minutes de plus l’exploration durant les phases de quête principale pour les réussir.

Quand à celles plus intéressantes de recherche des plumes. Elles offrent une à deux heures de jeu en plus. Et de mon point de vue, sont des sources de frustration car on aimerait pouvoir explorer plus l’histoire des oiseaux auxquels elles appartiennent. Et une fois, qu’on les a retrouvé, en dehors de Poot, ils ne nous livrent qu’un discours de présentation rapide. J’aimerai qu’il s’agisse de points d’entrées pour des suites du jeu, mais je n’y crois pas.

… et puis s’en va.

Enfin, les musiques de l’aventure seront accessibles dans une sorte de hall of fame après avoir fini le jeu. Une idée sublime qui permet de rejouer ces morceaux avec ses amis et de transformer Songbird Symphony en jeu de rythme classique. Mais il aurait été bien que les musiques qu’on a ratées, parce qu’on n’a pas réalisé certaines quêtes, ne soient pas automatiquement disponibles.

De plus, le fait que l’on puisse directement relancer un affrontement à partir de ce lieu n’incite pas à repartir explorer la forêt. Tout ceci provoque le triste résultat qu’en moins de dix heures de jeu, on en a définitivement fait le tour. Et cela malgré le fait que les environnements du jeu sont servis par des graphismes magnifiques.

Songbird Symphony : A Pixel song

Le test que vous lisez a été réalisé sur Nintendo Switch en mode portable et en mode salon sur une télévision HDTV 37 pouces. Je tiens à le préciser car il s’agit pour moi des deux situations idéales pour jouer à Songbird Symphony.

Le style 2D adopté pour le jeu est juste sublime. Le lissage effectué sur les éléments de décors et les personnages est parfaitement ajusté.

Les couleurs ne sont pas criardes et mettent en valeur les éléments de chaque environnement. Tout est parfaitement lisible et c’est agréable. On ne s’arrache pas le cerveau à tenter de deviner ce que représente un tas de pixels à l’écran. Et pourtant, le jeu garde un contour pixelisé qui lui procure un style rétro unique.

Contrairement à Aggelos qui proposait un retour au pixels propres des années 90 mais en haute résolution, Songbird Symphony présente des pixels plus arrondis et fluides. Ainsi, le studio Joysteak impose sa patte graphique avec ce premier titre.

Un chant qui résonnera longtemps.

Il faut toujours avoir un oiseau dans sa vie et Piou est le meilleur choix que vous puissiez faire. Ce n’est pas suffisant ?

Essayons de parler peu et de finir bien. Songbird Symphony est la surprise de l’été 2019. Un de ces jeux qui passent sous les radars mais qui méritent de finir dans toutes les bibliothèques virtuelles ou physiques.

Ce premier jet de la part du studio Joysteak (rien que le nom du studio est parfait) est une véritable réussite vidéo-ludique. Une fois le jeu lancé, on ne veut pas décrocher avant la fin de l’histoire. Et les musiques du jeu nous invitent à avancer sans jamais s’arrêter. Chaque partie est un plaisir est offre même un petit coup de boost pour le moral. En clair, le jeu indépendant parfait.

Jeu testé à partir d’une version Nintendo Switch envoyée gracieusement par PQube.

Encore MERCI à Cylek (suivez-le c’est une valeur sûre) pour son test et son implication sur le blog. Découvrez aussi tous les autres tests de JEUX VIDÉO ►ICI◄ et mes streams TWITCH ! Et n’hésitez pas à me suivre sur vos réseaux sociaux préférés : Twitter, Instagram.

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