Utawarerumono Zan équipe Kuon Haku

Utawarerumono : Zan, la fin d’une saga beat’em up ?

En dehors d’un nom imprononçable pour un français, Utawarerumono : Zan est le dernier épisode d’une trilogie dont le remake du premier épisode est sorti sur Sony Playsation 4 en 2018. Après nous avoir proposé un Visual Novel puis un RPG, Tamsoft et Aquaplus nous fournissent un titre qui change encore de format. Ce dernier épisode est un Beat’em All en équipe mêlant action poussive et stratégie.

Disponible depuis le 27 septembre sur Sony Playstation 4, le titre apporte une nouvelle vision de l’univers et surtout une conclusion à la trilogie. Sans pour autant répondre à toutes les questions des joueurs.

Un résumé en action

Pour les plus pressés, voici mon avis global sur le jeu. Utawarerumono : Zan est un bon gros brawler qui nous donne envie de découvrir son univers. On commence une partie pour se défouler et on finit par explorer chaque parcelle de terrain des missions annexes. Captivant et efficace, il reste dans les codes graphiques de son genre.

L’ambiance globale du jeu est en constante évolution. Qu’il s’agisse des décors, de la portée de l’histoire ou même des musiques qui vous accompagnent, tout est en perpétuelle évolution.

On devient donc rapidement accro. Et même s’il est possible de finir assez rapidement l’histoire, la trentaine d’heures de jeu nécessaire pour tout compléter passe sans aucune réticence.

Utawarerumono : Zan, un passé à redécouvrir

Tout comme les précédents épisodes, Utawarerumono : Zan nous plonge dans un Japon féodal où chaque peuple tente de prendre le pouvoir. L’histoire débute avec Haku, un personnage ayant perdu la mémoire cherchant petit à petit à redécouvrir son monde. Trouvé en pleine tempête de neige par Kuon, une jeune femme qui parcourt le monde, notre but sera de découvrir ce que cache ce passé mystérieux.

La première moitié du jeu nous permet de découvrir plus en profondeur le parcours des différents personnages qui vont croiser la route de Haku et agrandir son cercle d’amis.

La seconde partie du jeu se concentre sur le passé de Haku et le but de son existence.

Utawarerumono Zan Kuon cinématique

Beaucoup de choses à faire et refaire

Un point que j’ai aimé dans Utawarerumono : Zan est le nombre conséquent de choses à faire et refaire.

Les chapitres de l’histoire principale doivent être recommencés au moins deux fois pour réaliser toutes les quêtes annexes. Aussi il faudra valider chaque niveau de difficulté (facile, normal, difficile). Cela vous permettra surtout de débloquer des musiques et tenues bonus pour vos personnages.

Il vous sera possible par ailleurs de compléter des missions annexes qui se débloqueront au fur et à mesure de votre progression dans les chapitres. Ces missions apportent des petits éléments complémentaires sur certains protagonistes et se font donc avec grand plaisir.

Enfin, il existe une mission spéciale pour chaque personnage, qui consiste à aller affronter un boss seul afin de débloquer une technique spéciale tout en apprenant un peu plus sur notre héros. À priori rien de révolutionnaire, mais la réunion de toutes ces possibilités est un très bon point pour le jeu.

Une stratégie possible…

Une des caractéristiques importantes d’Utawarerumono : Zan est de proposer l’alternance entre différents personnages pendant les missions. Ainsi l’équipe pourra accueillir jusqu’à quatre personnages selon les situations. Il est alors possible de constituer des équipes plus ou moins équilibrées et surtout adaptées à votre style.

Information importante, lorsqu’on débute la mission, on contrôle le personnage placé dans le premier emplacement. Mais rien ne nous empêche de changer de personnage en cours de route pour soit changer de style de jeu, soit laisser l’IA tenter de survivre avec un personnage aux portes de la mort.

Cette nouvelle approche permet d’ajouter un élément de stratégie complémentaire au jeu. Lors de la composition de l’équipe, le choix de l’emplacement des personnages prend la même importance que pour les RPG.

Les protagonistes du jeu disposent chacun d’un style de combat particulier. On retrouve les styles classiques allant du bourrin qui possède des attaques puissantes jusqu’au soigneur en passant par les sœurs magiciennes aux sorts puissants mais longs à lancer. Il faudra donc positionner ces deux dernières classes de personnages en arrière et laisser les pros du corps à corps en première ligne.

Dans les derniers niveaux ou les combats de boss, il est primordial de disposer d’un soigneur dans votre équipe. Tous les personnages peuvent ramener leur camarade à la vie durant un temps limité après leur mort. Cependant, il est nécessaire de rester à proximité du personnage et de maintenir la touche « carré » enfoncée, donc ne plus attaquer ou se défendre. Les soigneurs eux peuvent lancer rapidement un sort de soin et ramener le personnage en état de mort imminente en une seconde.

Utawarerumono Zan Ougi finish ultime

… mais limitée

Attention tout de même, dans une équipe de quatre personnages, trois restent contrôlés par l’IA. Et là, personne n’a prévu d’expliquer quelle est la stratégie à appliquer. On aurait aimé disposer d’une commande simple permettant d’indiquer un passage en mode attaque ou défense. Ainsi on éviterait de se retrouver avec une équipe totalement dispersée. Ou avec des attaquants laissant un soigneur abandonné à son sort face à une dizaine d’adversaires.

Un oubli qui aurait rendu son intérêt à la constitution des équipes. On en revient très rapidement à n’utiliser qu’un seul personnage, Haku. Son statut de personnage aux caractéristiques moyennes en fait le personnage idéal et suffisant pour toutes les situations. On perd donc très rapidement de vue tout l’aspect stratégique proposé par le jeu.

Utawarerumono : Zan, un aspect RPG à ne pas négliger

La durée de vie d’Utawarerumono : Zan repose en majeure partie sur son côté RPG. Vos personnages disposent de deux moyens d’évolution.

La première est l’accumulation de points d’expérience. Élément classique des RPG, vous gagnerez de l’expérience à la fin de chaque mission et le gain de niveau renforce de manière inconnue votre personnage.

Oui, on ne dispose pas d’information indiquant exactement l’évolution des caractéristiques de vos personnages à chaque gain de niveau. Comme dans un Dragon Ball Xenoverse, seul un mapping de répartition des capacités du personnage est disponible.

Atteindre le niveau d’expérience maximum est assez long mais pas autant que le second moyen d’évolution des personnages, les points de développement.

Cette fois, on dispose de vraies barres de niveau permettant de comparer les personnages. Et leur évolution ne change pas les écarts constatés entre chacun. Une chose que je trouve positive car on se retrouve trop souvent dans les jeux avec des personnages aux caractéristiques au maximum sans aucune différence entre eux.

La gestion des points de développement est vraiment importante. Les points que vous dépensez servent à renforcer l’attaque, la défense, les attaques spéciales mais surtout votre « foi » qui permet de débloquer les bonus passifs liés à votre « voie élémentaire » et les emplacements de compétence de combat spécifique à chaque personnage.

Les compétences sont obtenues en récompense de quêtes annexes durant l’histoire. Ou en affrontant un boss en un contre un avec chaque personnage. Même si l’impact est minime, la récupération de toutes les techniques des personnages augmente agréablement la durée de vie du jeu.

Des musiques en veux-tu, en voilà !

Si vous aimez les jeux qui regorgent de musiques, vous serez servis. Le jeu dispose d’une quantité prodigieuse de musiques à débloquer en réussissant les quêtes annexes des missions.

On dispose aussi bien de thèmes instrumentaux très traditionnels que de musiques aux sonorités plus électroniques. Les rythmes sont très variés et correspondent parfaitement à l’univers.

Cependant, on prend vraiment plaisir à réussir les quêtes pour se lancer dans la prochaine mission et découvrir le nouveau son qui accompagnera les combats. Le seul regret qu’on pourrait avoir c’est qu’il y ait trop de musiques en récompense. Après avoir passé un quart d’heure en plus à réaliser une quête annexe, on aimerait gagner plus qu’une « simple » musique.

Le point le plus intéressant reste tout de même le fait que les musiques sont modifiables en cours de partie. On ne se retrouve donc pas coincé avec la même musique en boucle comme dans la plupart des jeux.

Des commandes simples et efficaces

Le système de combat est assez simple. Une touche de coup faible et une pour le coup fort peuvent être utilisées en combo. Une jauge de Zeal à remplir donne accès à des attaques puissantes et le mode OverZeal permettent de se déchaîner sans limite pendant quelques secondes.

Chaque personnage dispose d’attaques aux effets spécifiques et, comme toujours, d’une attaque ultime signature.

Les combos sont débloqués au fil du temps selon le niveau de votre personnage. Ceux-ci sont malheureusement similaires. Un choix qui facilite la prise en main des personnages et la transition entre chacun. Toutefois, c’est aussi un élément de frustration car les personnages deviennent ainsi plus plats.

On perd rapidement l’envie de s’intéresser à des personnages en particulier car ils sont tous similaires du point de vue des commandes. De fait, le jeu consistera à trouver les enchaînements qui vous assurent le plus grand nombre de combos sans que ceux-ci soient dévastateurs. Ceci dans le but de remplir plus rapidement les jauges mais aussi cumuler un maximum de points d’expérience bonus.

Utawarerumono Zan combat fight combo techniques Haku

Un bon défouloir qui promettait bien plus

Utawarerumono : Zan est un jeu que les fans de beat’em up se doivent d’approcher. Il peut aussi servir de bonne introduction au style pour un public débutant. Son univers est vraiment accrocheur. De plus, un gros travail a été fait sur l’ambiance musicale variée et destinée à tous. Enfin, les nombreux modes de jeu complémentaires au mode histoire offrent une grosse durée de vie au jeu.

Les seuls points noirs de ce jeu tiennent dans le fait qu’il paraisse incomplet. Il y a beaucoup de trous dans l’histoire des personnages mais aussi dans l’histoire principale. Les nouvelles mécaniques de gestion d’équipe apportent un aspect stratégique complémentaire mais sont oubliées rapidement.

On ne peut pas présenter notre stratégie même de manière basique à l’IA. Et il suffit de monter assez le niveau de Haku pour ne même plus tenir compte des autres personnages.

Utawarerumono : Zan reste un bon titre mais j’espère qu’il ne sera pas réellement le dernier épisode de la saga Utawarerumono. Ce titre sonne comme une mauvaise fin causée uniquement par un manque de temps et de ressources. Alors espérons qu’il sera complété par un prochain jeu plein de surprises.

Jeu testé à partir d’une version PS4 envoyée gracieusement par Koch Media.

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