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WitchSpring 3 Re:fine, enfin une adaptation réussie

Hello les Kirbz ! On se retrouve aujourd’hui pour mettre à mal une croyance vidéoludique millénaire (ou presque). Avec WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy, nous avons enfin la preuve qu’un jeu mobile peut devenir un excellent jeu pour console.

Sorti en octobre 2017 sur mobile, WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy a débarqué en France sur Nintendo Switch le vendredi 13 août 2021. Comme le titre de cette version l’indique, le jeu a été graphiquement refondu et ses commandes revisitées pour convenir au format console. Cet épisode indépendant de la saga a fait un carton en Asie et il mérite amplement la même reconnaissance dans nos contrées. Et voici pourquoi.

WitchSpring 3 : une vie de sorcière, et bien plus

La saga WitchSpring, développée par KiwiWalks,compte aujourd’hui quatre épisodes sur mobile. Chaque épisode présente un système de jeu différent en se basant sur les retours des joueurs pour l’améliorer. Il s’agit globalement de J-RPG présentant l’histoire de « Sorcières » tentant de sauver le monde. 

WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy est un épisode particulier car indépendant des autres opus. Nous incarnons Eirudy, une « sorcière » vivant recluse avec sa grand-mère dans la forêt brumeuse. Un jour, cherchant à récupérer de l’énergie vitale sur un sanglier, elle tombe sur un humain, Adrian, qui tente d’échapper à sa condition. 

La quête de notre jeune sorcière – donner la vie à une marionnette qui saurait parler – est totalement bouleversée. En se frottant petit à petit au monde inconnu qui l’entoure, Eirudy (nom donné par Adrian), va découvrir qui elle est et la menace qui plane sur le continent de Derkarr.

Sera-t-elle alors celle qui se retournera contre les humains ou la sauveuse de toutes les sources de magie (Witchspring) ? Ce sera à vous de choisir selon l’espoir que vous portez envers l’humanité.

Une réflexion simple et intelligente (SPOILER ALERT)

Dans cette section, je vais lâcher quelques spoils donc passez à la suite si vous le souhaitez.

WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy dispose d’un scénario très bien construit. On découvre petit à petit la nature d’Eirudy et la raison pour laquelle elle est restée cachée. Cette entité est en réalité la réincarnation du dieu Revgato. Ce dieu maintenait une source de magie active. Celle-ci permettait aux terres environnantes d’être prospères. Cependant, un pape rejetant l’existence des divinités est arrivé et souhaite faire disparaître toute trace de magie. Risquant ainsi de condamner les populations.

Adrian, qui se révèle être le fils du dirigeant de la région, va pousser Eirudy vers son destin de déesse. Et cette dernière découvrira qu’elle n’est pas la seule divinité du continent. Mais aussi que les humains et les divinités ne sont pas les seules forces en présence sur le continent. Le clan draconique, déjà aperçu dans les premiers épisodes, finira par se révéler et en fin de partie, un lien direct sera même établi avec WitchSpring 2. Sans nécessiter de l’avoir fini pour comprendre l’histoire.

Enfin, post-crédits, une quête complémentaire vous fera découvrir quelle est la nature réelle d’Eirudy. Vous pourrez verser une larme en finissant cette quête. Si cela n’a pas déjà été fait après le combat final. Ils sont décidément trop forts ces asiatiques.

Un J-RPG avec un système simple et addictif

Comme indiqué dans le titre, WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy est un J-RPG avec un système au tour par tour classique.

La spécificité de WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy ne réside pas dans son système d’évolution de magie. Celui-ci consiste dans la combinaison de trois éléments pour former des pentagrammes plus puissants ou chers en MP. Ni dans le système de crafting de vos objets ou éléments de sorts à partir des ingrédients récupérés sur vos adversaires ou dans le monde. Ni même dans le système de collecte de force spirituelle permettant d’activer ou d’améliorer les marionnettes qui vous accompagneront en combat.

La spécificité addictive du jeu provient du système de développement du personnage. Pour améliorer vos caractéristiques, vous devrez réaliser des entraînements quotidiens qui feront augmenter une ou plusieurs caractéristiques parmi les six disponibles. Cette augmentation d’un certain pourcentage (oui, il ne s’agit pas d’un nombre de points fixes) n’est possible que si vous remplissez une journée dans votre calendrier. Cette journée avance en fonction de votre progression dans l’histoire. Mais aussi en fonction des quêtes annexes réussies. Des objets que vous créez dans votre chaudron. Ou encore des monstres mythiques que vous affronterez en explorant le monde.

Ce système est vraiment bien pensé car il nous pousse à explorer l’intégralité du jeu et de ses possibilités. D’ailleurs, je vous conseille de finir les quêtes annexes avant la fin du chapitre 4. Et si vous êtes un chouilla perfectionniste comme moi, vous pourrez rapidement devenir un demi-dieu roulant sur le jeu.  

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WitchSpring 3 Re:Fine, une adaptation graphique suffisante

N’en déplaise à certains, WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy était un beau jeu sur mobile. Mais un simple portage même sur Nintendo Switch n’aurait pas été accepté. Surtout si on tient compte de l’écart de prix entre les deux versions.

Je peux vous confirmer que le travail accompli est très propre. Le jeu est beaucoup plus détaillé. Les modèles graphiques des personnages, monstres et décors ont été revus. Ils sont beaucoup plus fins et complets. Par exemple, les arbres dont les branchages et feuilles étaient un croisement de textures 2D disposent maintenant d’un vrai modèle 3D. Les sols ne sont plus des assemblages de carrés mais disposent de vrais volumes.

Les textures ont été globalement passées en 720p pour que le jeu reste propre aussi bien en mode portable que sur votre téléviseur. La résolution des dessins utilisés lors des échanges entre les protagonistes semble avoir été elle aussi améliorée.

On ne dispose pas d’un jeu graphiquement révolutionnaire. Mais le travail réalisé le rend quasiment aussi beau que The Legend of Zelda : Link’s Awakening. Ce qui n’est pas négligeable quand on parle d’un jeu indé développé à la base pour les plateformes mobiles.

Des commandes adaptées

Avant de pouvoir m’exprimer sur ce point, j’ai testé la version originale de WitchSpring 3 sur mon mobile. Cela m’a permis de vérifier le gap graphique entre les deux versions. Mais surtout le travail de refonte des menus et commandes qui a été réalisé.

Le jeu étant prévu pour une utilisation tactile, les menus ont été revus pour une utilisation à la manette. La combinaison des éléments de pentagramme réalisée en glissant les composants dans le cercle s’est transformée en une sélection consécutive de chaque. Moins intéressant et intuitif mais suffisant. Le même choix a été réalisé dans la gestion des ingrédients pour le crafting d’objets.

Dans le cas des combats, la roue centrale dans laquelle les actions à réaliser sont glissées est remplacée par un système de sélection. Un système plus classique mais gardant la structure du jeu d’origine, ce qui est satisfaisant.

Un portage avec ses défauts

Cependant, porter un jeu sur une autre plateforme peut se traduire par une adaptation des commandes, mais pas uniquement. Passer les commandes d’un joystick virtuel et d’un pointage de la destination sur l’écran à une commande par stick physique c’est bien. Mais corriger les comportements aléatoires des personnages déjà existants dans la version d’origine, c’est mieux.

Je n’avais pas constaté l’effet de Joy-Con drift depuis longtemps sur un jeu. Mais là, c’est parfois un enfer. Et la preuve que cet effet est principalement un effet logiciel avant d’être un effet du stick physique. D’autant plus que je l’ai constaté dans le jeu d’origine sur mobile.

Oui, même dans la version mobile du jeu, Eirudy avait déjà parfois tendance à partir toute seule dans une direction sans qu’on lui demande à partir du moment où j’utilisais le joystick virtuel. De même pour les menus de sélection dans la roue des actions. Et c’est avec tristesse que ces phénomènes sont présents dans la version Nintendo Switch. Pour une fois, on ne peut pas en vouloir à la firme. 

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Un jeu mobile avec une longévité non négligeable

Ce qui a permis de porter WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy sur Nintendo Switch est certainement sa durée de vie. J’ai personnellement fini mon premier run avec toutes les quêtes annexes et la fin positive (la plus longue) en environ 34 heures.

Ceci est à compléter par l’obtention de la fin négative en environ 15 heures de plus si on ne souhaite pas pousser à nouveau le jeu dans les détails.

Si l’on compare avec Disgaea 6 et sa trentaine d’heures pour finir l’histoire principale, WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy peut garder la tête haute. Surtout qu‘une fois le jeu terminé une première fois, on résiste difficilement à l’envie de découvrir la fin alternative (dont un seul choix sera réellement déterminant dans le jeu).

Encore une fois, pour un jeu qui a été développé pour les plateformes mobiles, c’est une bonne surprise.

Et si vous découvriez la vraie histoire des sorcières ?

Je vais essayer de m’arrêter ici pour la présentation de WitchSpring 3 Re:fine – the Story of Eirudy. J’espère que cela suffira à vous encourager à vous plonger dans ce merveilleux titre

Je ne parlerai que d’un dernier point qui m’a fait craquer dès les premières minutes. il s’agit de Failur, la première marionnette que vous réveillez au début du jeu. C’est une mascotte adorable qui vous fera rire et pleurer tout au long de l’aventure. Si vous avez de la chance, achetez la version limitée du jeu comprenant la peluche de Failur. Vous ne le regretterez pas.

Je remercie les équipes de PR Hound de m’avoir permis de découvrir ce jeu dans sa version Nintendo Switch et aux équipes de ININ Games d’avoir porté le projet.

Jeu testé à partir d’une version Nintendo Switch envoyée gracieusement par PR Hound.

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