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NieR:Automata Édition Game of the YoRHa, quand les androides s’humanisent

C’est bientôt l’hiver à Toulouse et la fraîcheur du soir fait son retour. Un sentiment de mélancolie m’envahit déjà à l’idée cette fin d’année. Cette même mélancolie que je ressens quand j’arrive à la fin d’un bon jeu. C’est exactement ce que l’ action-RPG Nier:Automata m’a offert.

J’ai eu la chance de pouvoir tester la version Game Of The Yorha Edition, sortie le 26 février 2019 sur Playstation 4 et STEAM (je donne un avis très tardif je le sais, mais j’ai eu besoin de digérer ce jeu qui m’a émue, tout comme c’était le cas avec God Of War, en plus de plusieurs aléas et changements côté vie personnelle/professionnelle). Aussi je tiens déjà par avance à m’excuser auprès des équipes presse de Square Enix pour cet énorme retard ⊙﹏⊙. Mais aujourd’hui je ne serai pas seule car j’avais envie de tester un nouveau format d’écriture. C’est donc avec une grande joie que je vous livre ce premier test à 6 mains !

Quelques rappels

Développé par PlatinumGames (Bayonetta, Madworld, Astral Chain…) et édité par Square Enix, Nier: Automata est tout d’abord sorti le 10 mars 2017 en Europe sur Playstation 4, puis le 17 mars 2017 sur STEAM.

Une version dématérialisée nommée Nier: Automata – Become As Gods Edition (avec tous les DLC) est ensuite arrivée le 26 juin 2018 sur XBOX One. Et enfin la Game Of The Yorha Edition  est sortie sur Playstation 4 et STEAM. Elle contient aussi tous les DLC dont voici le détail :

  • Le DLC « 3C3C1D119440927 » (tenues alternatives, équipements et accessoires, nouveaux morceaux de musique, masques et balles spéciales)
  • Six apparences pour le pod (rouge rétro, gris rétro, carton, console, grimoire Weiss et Tête d’amazarashi)
  • Accessoire « Masque de machine »
  • Thème dynamique et avatars pour la PS4 ou fonds d’écran sur STEAM

Notez aussi qu’un remake du préquel nommé NieR Replicant ver.1.22474487139 est sorti en avril dernier ainsi que NieR Re[in]carnation sur smartphones.

Nier:Automata, le pitch !

L’action se déroule en l’an 11945 : des machines extraterrestres ont envahi la Terre. Elles ont aussi quasimment exterminé les humains avec leurs armes mécaniques : des robots puissants. L’humanité a tenté en vain de se défendre avec des androïdes. Face à l’échec, les derniers survivants se sont réfugiés sur la Lune.

Les toutes dernières unités de combat se nomment YorRHa. Elles sont arrivées sur Terre depuis leur station orbitale pour remporter la bataille.
Pour comprendre entièrement l’histoire de NieR:Automata, j’ai dû m’accrocher ! En effet, l’intrigue se déroule en 3 parties principales : on dirigera d’abord l’androïde de combat 2B, puis son acolyte 9S et à nouveau 2B, dans une troisième run mémorable. L’aventure ne se termine même pas là car, après ce qui semble être la fin, vous prendrez en main A2, un ancien modèle d’androïde de combat. Vous reconstruirez ainsi l’histoire de NieR:Automata petit à petit en découvrant de nouveaux éléments dans chaque run.

nier automata androides 2b 9s

Se battre est vital dans Nier:Automata!

Système de combat : complexe pour le plaisir ou vive le mode auto ?

Le système de combat de Nier:Automata est assez complexe, mais vous verrez par la suite qu’il existe un moyen de se battre pour les joueuses et joueurs flemmards comme moi |ʘ‿ʘ)╯.

Pour mener à bien vos combats, vous disposerez de tout un attirail :

  • Un arsenal d’armes de plusieurs types : petites épées, grandes épées, lances et poings de combat. Chaque arme a évidemment ses caractéristiques propres (attaque et aptitudes).
  • Plein de puces pour améliorer vos statistiques ou utiliser certaines compétences. Les différents types de puces sont : attaque, défense, support, hacking et système.
    Les puces de hacking sont exclusivement destinées à 9S qui est un androïde de support. Les puces système sont un cas à part car elles servent à améliorer l’interface de jeu :
  • Des pods qui vous suivent partout et s’avéreront très utiles, notamment avec leur capacité spéciale. De plus, l’apparence des pods est personnalisable.

Si vous avez les matériaux et l’argent nécessaires vous pourrez monter le niveau de vos puces et la capacité spéciale de vos pods. Et en combat, vous pourrez alterner entre plusieurs armes et puces, mais aussi esquiver et utiliser des objets de soin ou d’amélioration temporaire (vitesse, dégâts, recharge des capacités spéciales, …).

Aussi, n’hésitez pas à définir, vous-même ou de façon automatique, plusieurs programmes (combinaisons de puces et d’armes) pour être le plus efficace possible. Surtout contre les boss qui ne seront pas toujours une mince affaire.

Enfin, Nier:Automata a un aspect beat’em up : vous allez enchaîner des combats contre des groupes de monstres. C’est là que PlatinumGames a été créatif en proposant le mode automatique : vous n’avez pas à gérer le combat, qui se fait tout seul sous vos yeux. Magique !

Le stuff préféré de JamesCr :

J’aime jouer avec une énorme épée de la taille de 2B et équipée notamment de la puce qui me permet d’esquiver automatiquement. J’ai fait le jeu en facile, je voulais profiter des combats sans prise de tête, de l’ambiance et de l’histoire. C’est donc ce qui s’est passé. Frapper fort, violement, profiter de chaque instant.

Le stuff préféré de Dada :

J’ai toujours été le genre de joueur à aimer les gameplays rapides et nerveux donc il a été tout naturel de m’orienter vers la lance et les gants pour battre mes ennemis dans NieR:Automata. D’autant plus que les nombreuses puces à disposition permettait de pallier aux faibles dégâts de ces armes !

Le stuff préféré de La Geek En Rose :

Je l’ai déjà mentionné plus haut, mais je suis une joueuse qui aime se faciliter la vie alors j’ai opté pour l’automatisation de mes puces et pour le combat en mode automatique car je voulais me concentrer sur l’histoire. Et surtout je suis une petite flemmarde ^^. En revanche côté armes, j’ai favorisé les armes blanches, notamment les grosses épées que je chéris depuis Final Fantasy VIII.

Et les graphismes ?

JamesCr :

Au début, j’ai trouvé le jeu plutôt vide et simple graphiquement. Alors qu’en fait, c’est une Direction Artistique voulue et cela fonctionne passé le premier quart d’heure. Cet univers froid, gris et plutôt vide fonctionne à la perfection.

Dada :

J’ai été très facilement emporté au travers des différents environnements du jeu. La ville abandonnée et le parc d’attractions restent mes deux endroits favoris du soft. Bien que les environnements soient plutôt vides, ils sont justifiés par le scénario en lui-même et ne m’a personnellement jamais posé problème. Par contre le désert est celui dont je garde le moins de souvenirs…

La Geek En Rose : 

Pour ma part, j’ai eu un ressenti similaire à JamesCr : une impression de vide environnemental, notamment dans les ruines de bâtiments. Alors qu’à côté, la forêt ou les endroits naturels semblent bien plus vivants : ça fourmille d’animaux, de vie et d’effets. Comme le jeu se déroule dans un univers plutôt post-apocalyptique, j’imagine que cela a été mûrement réfléchi pour accentuer l’absence des êtres humains. Et le fait que la nature reprenne ses droits, peu importe si l’être humain est présent ou pas. Mon endroit préféré reste le village de Pascal qui respire la joie de vivre, même s’il est habité par des robots.

Notez également qu’il y a également des phases de déplacement en 2D et ce surtout dans la base lunaire principale. Et là-bas tout est en nuances de gris. Aussi, plus vous avancerez dans l’histoire, plus ce choix de coloris vous paraîtra adapté. Surtout vis à vis des situations rencontrées par les principaux protagonistes, mais je ne vous en dévoilerai pas plus.

Côté chara-design, rien à redire : les personnages sont soignés, même ceux qui n’ont qu’un rôle secondaire. On pourra même personnaliser 2B ou A2 grâce à différents éléments cosmétiques (tenue, couleur de cheveux, masques ou nœud dans les cheveux, par exemple).

nier automata game ville principale

Musique Maestro !

Composée par Keiichi Okabe (Tekken 3, Drakengard…), la bande-sonore de NieR:Automata accompagne de façon harmonieuse vos allers-retours sur notre planète mère dévastée et peuplée désormais de robots et d’androïdes. Très souvent mélancolique avec des vocalises envoûtantes, elle laisse parfois place à des morceaux plus décomplexés comme une mélodie en 8bits ou bien un thème enfantin, dans le village des robots.

De plus les combats de boss ont droit à leur musique épique voire oppressante. Mais elle vous motivera à trouver l’énergie pour la victoire !

Enfin, le jukebox dans le camp des résistants vous permettra d’écouter les musiques que vous souhaitez parmi celles que vous avez débloqué. Vous n’avez plus qu’à vous asseoir sur un banc et profiter du plaisir auditif.

La (les) morceaux préférés de la rédaction :

JamesCr :

Mon morceau préféré est sans hésiter « Amusement Park » !

Dada :

Sans le moindre doute, “A Beautiful song” est de loin ma musique favorite. Elle est épique, intense et les chœurs sont tout simplement sublimes. La cantatrice reste mon boss favori du jeu et j’ai vraiment beaucoup aimé son histoire tragique.

La Geek En Rose :

Choisir une seule chanson/musique de l’OST de Nier:Automata n’est pas chose aisée : l’intégralité de la bande-son est magnifique ! Et pourtant, il y a une mélodie que j’affectionne particulièrement : « Forest Of Kingdom » qui me prend aux tripes et qui colle à la perfection au lieu qu’elle représente.

nier automata game boss simone

Nier:Automata, un jeu philosophique

JamesCr :

NieR:Automata pose une nouvelle fois la question de l’âme. Une machine créée par l’esprit humain, agissant comme un humain, est-elle finalement un être humain ou toujours une simple machine ? Les sentiments ne sont-ils qu’une résultante d’une série de facteurs ou sont-ils hérités de notre nature profonde ? Le destin est-il déjà écrit d’avance ou est-il fait de ce que nous choisissons d’en faire ? La vie, la mort sont-elles prises dans une boucle infinie ou une fin peut-elle exister ? Toutes ces questions seront abordées dans le jeu qui est bien plus profond qu’un simple beat’em all. Si vous adhérez aux thématiques philosophiques des animes comme Ghost In The Shell ou tout simplement aux thématiques philosophiques, en sus d’un bon gameplay, vous serez servis.

Dada :

Pour moi qui suis en général bon public, je vois NieR:Automata comme une belle histoire, un début, un milieu, une fin. J’y vois le parcours d’une vie, aussi artificielle soit elle qui se bat en se basant sur ses convictions et ses principes. Des valeurs très humaines pour des machines n’est-ce pas ?

Voilà ce qui m’a marqué dans NieR:Automata : c’est de voir où se trouve la notion d’humanité et ce qui définit le fait d’être humain, sans regard vers l’apparence mais sur les valeurs.

La Geek En Rose :

Ce qui m’a marqué dans NieR:Automata c’est la dualité entre la nature mécanique prédéfinie des androïdes principaux et des robots ennemis restants sur Terre, et leur « volonté » de progresser, de s’humaniser. Et cela est bien sûr contraire aux rôles pour lesquels ils sont programmés.

Ils semblent rechercher un sens à leur « vie », tout comme nous le faisons en tant qu’humains. Ils sont également soumis aux mêmes interrogations et conflits intérieurs. Il sera également possible de rencontrer des machines qui ont « compris » leur erreurs (Engels) tout comme certaines qui ont plongé la tête la première dans leurs travers (Simone, par exemple).

C’est d’autant plus flagrant quand on arrive dans le village de Pascal, avec la notion de famille et d’amour, mais ça l’est encore plus quand on affronte les différents boss. Les jumeaux Adam et Eve sont le summum de l’assimilation à l’espèce humaine : Adam représente le côté calme et curieux, la soif d’apprendre (tout sur l’espèce humaine de son côté, notamment le concept de « mort »), l’intellect tandis qu’Eve exprime un côté plus brut, spontané, passionné mais aussi protecteur. De plus, nus au départ, ils vont commencer à se vêtir, surtout Adam. Cela ne vous rappelle rien ?

Aussi ces machines semblent éprouver des sentiments profonds liés au concept de mort, notion pourtant inepte car leur « sauvegarde » leur permet de ressusciter à l’infini. Ce sentimentalisme sera présent à un moment crucial pour 2B et toutes les machines, mais je ne vous dévoilerai rien ici !

nier automata 2B complice avec pod

La rédaction VS NieR:Automata Game of the YoRHA

Round 1 : JamesCr

NieR:Automata à été lancé sur ma console comme un beat ’em all qualifié partout de génial. Allez, cela me passera quelques heures et si c’est bien fait, autant en profiter. Finalement, c’est un coup de cœur à tous points de vue et un souvenir qui ne s’effacera pas. 2B, 9S et 2A sont maintenant des personnages iconiques. Un morceau de poésie saupoudré de combats dynamiques et riches. Vous aimez un peu la philo, les robots, le post-apo et Devil May Cry ? Foncez ! Soyez, vous aussi, marqués par le destin de nos androïdes, maintenant favoris.

Round 2 : Dada

Mon approche de NieR:Automata a été quelque peu hasardeuse. Dans un premier temps j’ai été plutôt attiré par les quelques news et articles que j’avais pu glaner online. Une série dont je ne connaissais rien et qui semblait ma foi très sympathique. Puis la démo est arrivée et j’avoue avoir reconsidéré l’envie de faire le jeu. Les contrôles sont plutôt déstabilisants et je n’avais pas un bon feeling à la conclusion de cette démo. J’ai donc un peu abandonné l’idée de jouer à NieR.

Puis un beau jour le jeu s’est re-présenté à moi et j’ai fini par l’acheter avec comme motivation l’envie de mourir moins bête en quelque sorte. Et grand bien m’en a fait ! J’ai été séduit par cette histoire bourrée de philosophie et d’émotions, un gameplay nerveux et une OST enchanteresse qui fait encore partie de ma playlist à ce jour. NieR:Automata fait désormais partie de mes recommandations à quiconque souhaite un bon J-RPG. Coté challenge le jeu n’est pas en reste, que ce soit avec 2B, 9S ou 2A vous aurez de quoi faire ! C’est le genre de jeu qui une fois terminé vous laisse ce sentiment de vide (comme à la fin d’un bon livre en quelque sorte). Et quand vous posez la manette vous serez enclin à ne pas la reprendre de suite.

Round 3 : La Geek En Rose

Tout d’abord très sceptique, le jeu ne m’emballait pas trop à cause du matraquage partout à sa sortie. Mais poussée par mes spectateurs sur TWITCH, je me suis lancée dans l’expérience NieR:Automata avec sa version (bien nommée) Game of the YoRHA.

Et quelle claque ! Je suis très sensible à la protection de notre planète mère. C’est pourquoi cet environnement dévasté, mais où la nature et les animaux ont repris leurs droits, m’a séduit. De plus, le jeu explore les différentes facettes de l’âme humaine à travers les attitudes des robots que vous rencontrerez, et bien plus tard dans les questionnements des androïdes.

Ensuite, je me suis très vite attachée au duo 2B et 9S lors de la première partie de l’histoire. Et sans rien vous dévoiler, j’ai presque lâché ma petite larme en la terminant. Puis est venue la deuxième partie du jeu, qui nous montre le point de vue de 9S. Et enfin, la troisième partie du jeu m’a mise au sol, en PLS et triste comme jamais.

Et là il me reste encore pas mal de choses à faire avec A2, une androïde déserteuse. NieR:Automata est donc un jeu plein de surprises et j’adore sa construction originale.

Avec son scénario complexe, son gameplay dynamique, ses graphismes de qualité ainsi que la bande-son mémorable nous avons là un jeu incontournable pour tout amateur d’action-RPG sensible aux questionnements humains. D’ailleurs si c’est le cas pour vous, je ne saurai que trop vous conseiller de vous pencher sur ce petit bijou.

Jeu testé à partir d’une version PS4 envoyée gracieusement par Square Enix.

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