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The Lost Child, un J-RPG raffiné à l’univers maléfique

The Lost Child est un RPG à la première personne (genre très peu connu du public européen) sorti le 22 juin 2018 (24 août 2017 au Japon) sur PlayStation 4, PlayStation Vita (uniquement en téléchargement) et Nintendo Switch. Ce titre s’assimile à une suite de l’étonnant El Shaddai (PlayStation 3 et Microsoft Xbox 360 en 2011). Jeu tout droit sorti de l’esprit prolifique de Sawaki Takeyasu. Il reprend quelques éléments du premier titre comme certains protagonistes (Lucifer et autres comparses).

Mais il ne s’agit nullement d’un beat’em all comme dans El Shaddai. Et encore moins d’un monde tout droit issu du cerveau d’un artiste racontant sa version modernisée du livre d’ Enoch. Cette fois nous nous attaquons en plus à de nouvelles croyances. Et cela, pour notre plus grand plaisir. Et surtout celui des amoureux de la littérature horrifique du début du XXème siècle. Ainsi nous débutons notre plongée dans le monde de ce magnifique jeu.

Quand Cthulhu s’invite dans la partie, les anges sont en sursis.

Oui, c’est avec un grand plaisir qu’on se replonge dans la guerre entre les anges et leur confrères déchus. Le jeu met en avant les adorateurs des grands anciens qui viennent apporter un peu de piment dans la guerre millénaire entre les anges et les démons. L’univers développé pour le jeu El Shaddai rencontre dans The Lost Child une catastrophe qui n’avait pas vraiment été prévue par Dieu.  Attention spoilers, les anges sont touchés par un mal absolu qui engendre leur déchéance. L’arrivée dans notre monde des déités maléfiques telles que Cthulhu guidées par Ra provoque ces chamboulements. Ce dernier semble avoir envie de remettre son panthéon sur le devant de la scène. Fin du spoiler.

Le jeu présente une autre vue de notre monde et vous serez l’élu accompagné de l’emblématique héro de El Shaddai, Enoch et de Lua l’ange qui a pour mission de vous aider. Le second personnage féminin que vous découvrez dès le premier chargement du jeu possède aussi une place très importante dans l’histoire. Mais on va arrêter les spoilers ici.
L’univers global du jeu est très travaillé. Chaque personnage possède son histoire et ses secrets. Si vous souhaitez approfondir votre connaissance des mythologies du monde entier et même celles créées par des auteurs contemporains, il suffit de faire une recherche sur chaque « Astral » que vous affrontez. En résumé, l’univers du jeu fourmille de détails intéressants, pour peu que vous réussissiez à vous accrocher à ses graphismes.

Un Shojo …

Là où Sawaki Takeyasu nous avait ébloui avec les graphismes atypiques de El Shaddai, il nous surprend dans ce jeu par son minimalisme. Ceci rend The Lost Child digne d’être lancé sur PlayStation 2 (juste pour la qualité des textures des donjons). Il est destiné à un public asiatique habitué aux light novels et j-rpg aux graphismes minimalistes mais présentant tout de même de magnifiques illustrations.

Si vous n’avez pas supporté les phases de dialogue des récents opus de la série des Blazblue ou de jeux tels que Valthirian Arc, le jeu se fera un plaisir de vous montrer l’enfer sous toutes ses formes. Les dialogues entre protagonistes de l’aventure (incluant les marchands et autres badauds) exploitent avec brio les limites de la simplicité ultime. Les personnages illustrés avec moins de cinq expressions différentes ont comme seul objectif de vous plonger dans un magnifique Shojo numérique.
Bien que cela puisse paraître négatif, le travail effectué est vraiment bon et donnerai même envie de voir quelques saga emblématiques telles que les Angel Sanctuary de Kaori Yuki adaptés dans ce format.

…digne d’un Doom 3D.

Mais pourquoi je parle de Doom dans mon accroche ? Tout simplement parce que The Lost Child propose des déplacements dans ses donjons  en vue à la première personne. De plus, le déplacement se fait en case par case. Et avec un layout (bordures haute et basse de l’écran) présentant votre team et son état. Soyons honnêtes, j’ai eu l’impression de me retrouver dans le labyrinthe de l’écran de veille Windows 98. Peut-être même 95, je ne sais plus. #Alzheimer #LesVieuxEtLaMemoire. Ça ne vend pas du rêve et surtout pas quand le test est réalisé sur PlayStation 4 pro et une télévision 4K.

Stop ! Revenez !  Le jeu est disponible sur Nintendo Switch et PlayStation Vita ! Oui, je suis heureux de vous annoncer que j’ai profité du remote play pour jouer sur ma Vita. Encore une fois, le jeu est destiné prioritairement aux joueurs de RPG à l’ancienne et qui ne sont pas uniquement accroché aux graphismes des jeux auxquels ils jouent. Et malheureusement ce n’est pas tout, je vais encore enfoncer le jeu mais pour mieux vous faire goûter au plaisir qu’il offre aux joueurs.

Un anime qui aurait mérité des génériques complémentaires.

Le jeu accueille chaleureusement les joueurs avec une musique angélique qui vous ouvre les portes sur le grand rien. Les donjons ne portent aucune musique et seules les phases de combat vous passeront en continu la même boucle sonore qui ne peut pas constituer à elle seule une vraie musique. En résumé, on a oublié la bande sonore sur un coin du bureau. Et le jeu ne peut pas justifier son absence par son ambiance. Les animes Japonais nous ont habitué à des bandes sonores merveilleuses quelle que soit le thème abordé. Prenons la BO de Escaflowne ou d’un Ghibli comme preuves plus que convaincantes. Alors un jeu tel que The Lost Child se devrait de nous envoûter, non ?

Mais pourquoi vouloir devenir l’élu ?

Le système du jeu est addictif. On retrouve le système des créatures, qui sont une centaine, réparties en trois catégories (démons, ange déchus et anges) Chaque créature doit évoluer par trois fois (avec un retour au niveau 1 après chaque évolution). Et on n’oublie surtout pas la montée de niveau de vos personnages principaux.
De plus, le jeu présente une liste de compétence à acquérir qui est assez impressionnante. Et cette liste représente le défi ultime du jeu (o% des joueurs ont réussi à obtenir le précieux trophée).

Le joueur doit multiplier les combats pour augmenter les chances d’obtenir de nouvelles compétences pour l’une de vos créatures. Quand le jeu ne vous offre pas uniquement une compétence déjà acquise par une autre entité de votre poké…tablette angélique. Oui le jeu nous replonge dans cet univers. Et on peut remercier les créateurs pour ce point plus que positif.

Vvotre plus grande alliée sera la curiosité. Elle vous poussera à explorer chaque recoin des donjons. Ouvrir chaque coffre. Et par dessus tout, trouver le lien qui existe entre chaque protagoniste.
Le jeu propose une intrigue découpée en chapitres qui vous transporte à chaque fois dans une nouvelle région de l’archipel japonais. Même si cela ne dure que deux minutes, on se surprend à rire face aux clichés que présentent certains protagonistes. Vous prendrez donc votre temps pour ces moment trop peu nombreux mais amusants. Et que dire de l’humour des dieux ? Douteux mais plaisant. Personnellement, j’adore.

The Lost Child, un jeu pour les passionnés

Voilà, c’est la fin de ce test. Je ne veux pas vous spoiler l’intrigue du jeu donc je fais vite. Et certains êtres supérieurs risqueraient de me faire disparaître de ce monde pour que je ne contrecarre pas leur plan. Comme vous l’aurez compris, The Lost Child est un jeu pour joueur averti. Toutefois comme dans un RPG à l’ancienne auquel il est difficile de s’accrocher au début. Puis il est encore plus difficile d’en décrocher.

Ce jeu vaut son prix et la centaine d’heures nécessaires pour le finaliser. Encore une fois, si vous chercher un défi, alors il est le jeu vers lequel se tourner.

Par ailleurs, The Lost Child est un jeu dont l’histoire et l’univers vous ouvrent les portes de deux éléments importants du monde des Geek. Les vrais RPG à la japonaise mais avant tout les créatures imaginaires. Il est compliqué d’avancer sans aucune aide. Mais quel plaisir de trouver une solution pour survivre. Quel plaisir de réussir à capturer une nouvelle créature. Et surtout quel plaisir de découvrir les nouvelles références aux différentes mythologies.

Mais un dernier conseil, achetez une version pour console portable. Le jeu est propre et agréable. Mais il est construit pour une PS Vita. Je regrette que le jeu ne soit pas disponible sur Nintendo 3DS en plus de la Switch. Je finis donc sur ces mots positifs que je ne pensais pas vous faire lire il y a quelques jours. Ce jeu prouve qu’il faut s’accrocher pour découvrir les pépites vidéo-ludiques.

Jeu testé à partir d’une version PS4 envoyée gracieusement par Koch Media.

Encore merci à Sandrarchange (suivez-le c’est une valeur sûre 😉) pour son test. Découvrez aussi tous mes autres tests de JEUX VIDÉO ►ICI◄ & mes streams TWITCH ! Et n’hésitez pas à me suivre sur vos réseaux sociaux préférés : Twitter, Facebook et Instagram.

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